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mercredi, janvier 25 2012

Journée de MERDE (à lire très vite)

Jusqu'ici tout allait bien.

Hélène a trouvé un nouveau boulot. En fait, c'est le même qu'avant, sauf qu'au lieu de travailler à Maubeuge et d'avoir 4h de trajet aller/retour (vélo, train), elle n'a plus que 55 minutes (juste en vélo).
C'est moins fatiguant pour elle, on se voit plus souvent, même que des fois on peut manger ensemble le midi. Elle est contente, je suis content.

J'ai terminé mon premier module à la faculté de théologie, j'ai validé 3 crédits (avec le système LMD, il me semble qu'il faut 180 crédits pour avoir une licence). Un petit oral rapide, et j'ai eu 15! Du coup, un truc de moins à faire, et une petite satisfaction personnelle.

J'ai un nouvel auto-radio. Et quand on sait à quel point j'aime la musique, on comprend comment ça peut me faire plaisir. Je l'ai monté moi même, lundi après midi pendant une pause au milieu des révisions.

Au boulot, tout va bien, j'arrive à peu près à remplir mes objectifs, je m'entends bien avec les jeunes, j’essaie de les intéresser et ça fonctionne plutôt bien.
Des gros projets qui arrivent, mais pas de stress, j'ai confiance!

Ce matin, je me lève, un peu en retard mais ça va... Je m’apprête à partir, je me presse un peu quand même, j'ai des trucs à prendre pour les jeunes, et puis j'ai quand même du taf à faire ce matin, faut pas trainer plus.

Je pense à prendre les caisses de bouteilles vides pour les emmener à la consigne en Belgique (je passe pas loin pour voir mes collégiens), je pense aussi à prendre la façade de mon super nouvel autoradio.
Et puis comme, il y a beaucoup de choses, je vais rapprocher la voiture. Je pose tout au Rez de Chaussée, j'entre dans la voiture, et je fait le tour du paté de maison... Y'a une petite place devant l'appart... J’essaie de me garer... Je ressors, j’essaie de me garer je cale, je ressort, j’essaie encore, je cale... Tant pis, je reste sur la bande cyclable pour 30 secondes (je me dis en moi même que c'est très mal)...
En priant très fort pour qu'aucun vélo ne soit dérangé pendant le chargement, je charge, je n'ai dérangé personne... Je repars.... Un gars me grille une priorité, je cale.

Je fais le tour du paté de maison, "MERDE!!! Le portable", je retour devant l'appart, j’essaie de me garer... Décidément je n'y arrive pas, je reprie pour les vélos, je remonte les escaliers en courant, je prends mon portable, je redescends les escaliers, je remonte dans la voiture, je redémarre, je cale, je redémarre, je cale, je vérifie que la bonne vitesse soit enclenchée, elle l'est, je démarre, je cale. Je démarre, je fait bien attention au démarrage, je pars...
La voiture fait un bruit bizarre, elle ne m'obéit pas bien, surtout quand j'accélère...

Je fais le tour du paté de maison, je branche l'auto radio, la voiture fait un truc bizarre... J'enlève l'auto radio, je me pose des questions... La voiture fait toujours des trucs bizarres... Elle fume un peu fort, le gars derrière klaxonne, warning! , je cale. Je redémarre et je me dis qu'il y a un problème, alors je retourne à ma première place (celle qui est grande pour que je puisse me garer sans problèmes). J’arrête la voiture... Je me demande un peu quoi, je débranche l'autoradio... J’essaie de redémarrer, ça marche pas. J’essaie encore, ça marche toujours pas. Je me dis qu'il y a un truc qui va pas. Je suis un peu deg et là y'a des trucs qui me passent dans le tête.

C'est une vieille voiture, c'est possible qu'elle rende l'âme, je viens de payer l'assurance, je viens de changer l'auto radio, je suis en retard, tant pis pour les bières, je vais prendre le vélo, faut que je me grouille parce que je suis en retard, en plus je devais envoyer une attaque sur le jeu Settlers On Line, je pense que je n'ai plus qu'une heure.

je reprends mon manteau, j'enlève la façade de l'autoradio, j’enlève le A, je reprends mon sac dans le coffre, je ferme le coffre, je remonte chez moi, je prends la sacoche de vélo, je descends en jardin, je prends le vélo, je fixe la sacoche, je pars au travail.

J'arrive au travail, je tente de me connecter à Settlers On Line, c'est long. Mon Rendez Vous arrive, pile à l'heure... J’éteins  l'écran. Je lui explique :

Oui alors, par rapport aux drapeaux que je devais te filer pour le festival de ce soir... Je voulais te les préparer mais j'ai eu un problème avec la voiture, ça va pas trop là... Ils sont dans le bureau d'à coté. Je vais prendre la clé, je reviens,

Je descend, je vais prendre la clé du bureau d'à coté, je remonte, j'entre dans le bureau, je cherche les drapeaux... Je cherche les drapeaux... Je trouve des drapeaux, et des socles, et des piquets, je sais pas trop si ce sont les bons piquets pour les bons drapeaux, alors j’essaie d'en monter un avec l'animatrice qui venait chercher ses drapeaux... Elle voulait que je lui montre comment ça se monte, mais en fait, je sais pas non plus... Ça avait pourtant l'air simple.
On essaie, on essaie, on trouve un début de solution et elle fini par me dire

Mais t'inquiète pas Baptiste, sur le festival, au stand de la radio ils ont des drapeaux un peu pareil, ils vont pouvoir m'aider. On va s'en sortir merci.

On charge la voiture, je m'excuse, elle s'en va, je lui donne rendez vous au soir.

Je retourne dans mon bureau, j'allume l'écran, la page de Settlers On Line est chargée, il est trop tard pour envoyer l'armée, j'ai perdu la mission. Fait chier!
Je bosse un peu en speed, je suis assez efficace quand c'est comme ça. Je mange en speed aussi, et puis je vais prendre le train pour retrouver mes jeunes.

Dans le train j'appelle les jeunes en question, pas de réponse, j'appelle aussi des potes pour leur parler de la voiture, ils me disent que c'est peut être les bougies, ou peut être la batterie, ou peut être qu'elle est noyée et qu'elle va redémarrer, qu'il faut que je regarde dans mon contrat d'assurance si je peux me faire rembourser le dépannage à domicile, mon frère a un pote qui pourrait m'aider. Il est garagiste, c'est lui qui a vendu la voiture à Maman.

Je descend du train, J'appelle ma mère (c'est elle qui a les clés de la salle ou je dois retrouver mon équipe de collégiens), elle ne répond pas... Je vais direct à la salle, c'est ouvert, il y a quelqu'un, on papote un peu, elle dit que peut être ma voiture redémarrera ce soir.
je vais chercher le gouter, et je suis un peu en avance, alors je fait quelques trucs utiles, je réponds à des mails, j'appelle des gens, je vais chercher un gouter...

Et puis les jeunes ne viennent pas, alors j'en appelle un qui me dit que son frère est parti chez la grand mère, que l'autre pote est malade et que lui du coup il voulait pas venir...
Alors je lui dit que ça aurait été cool qu'ils me le disent avant, mais je reste sympa parce que je pense qu'ils ne savent pas que j'habite à 20 minutes de route en voiture, et que là, en plus, j'ai du prendre le train.

Je continue de bosser un peu, et puis je retourne à la gare.

Le composteur extérieur ne fonctionne pas, et je veux pas rentrer dans le bâtiment avec mon vélo parce qu'il y a une madame qui nettoie, je composterai dans le train, faut juste que je me souvienne d'aller voir le contrôleur...
Le train arrive dans une heure... Fait chier!
Je m'assoie, je continue de bosser, je réponds à des mails, j'appelle des gens... Vraiment, mon nouveau téléphone portable, il déchire tout!!!
Le train arrive, je cherche le wagon pour les vélos, je monte dans le train, j’enlève ma sacoche, j'accroche mon vélo au porte vélo au plafond, je vais m'asseoir.

Le contrôleur arrive, et d'un coup je me souviens que je devais aller le voir en rentrant dans le train, il contrôle mes voisins, je vais le voir tout de suite en lui expliquant que le composteur extérieur marchait pas, que j'ai pas voulu salir la gare. Il à l'air compréhensif... Mais en fait NON!
Il veut me mettre 25€ d'amende, alors je râle un peu, parce que c'est pas ma faute si le composteur marche pas, et que j'ai juste oublié d'aller le voir, parce que j'avais le vélo à accrocher et tout...
Que pour le principe ça me fait un peu suer de devoir payer alors que le composteur était déjà en panne la semaine dernière et que personne l'a réparé depuis.
Il me dit qu'il peut me mettre seulement 10€ d'amende parce que j'ai le bon billet et la bonne carte 12-25. Je lui dit que j'ai pas le choix et il me dit : "Si ! vous avez le choix, je peux vous mettre 55€ de procès verbal si vous refusez de payer..."
En regardant ma carte 12-25 il me dit que, si je suis pas content, j'ai qu'a pas prendre une carte de fidélité chez eux...
Alors je lui dit que j'ai pas le choix, que c'est obligé parce qu'ils ont un monopole.
Il me dit que c'est pas vrai, qu'il n'y a plus de monopole. Qu'il faut que j’arrête de raconter n'importe quoi quand j'y comprends rien du tout.
Je lui explique que sur le trajet que je fait, ils sont les seuls.
Il me rétorque que c'est pas sa faute si les autres compagnies n'ont pas les moyens pour ce train là, qu'eux ils arrivent à le faire tourner parcequ'ils sont financés par la région.

Je trouve qu'il devient limite agressif alors j’essaie de lui prouver qu'il à tort et lui donnant des arguments construits...
Je lui dit que je trouve inadmissible qu'un service public, financé par la région puisse faire payer aux voyageurs le manque de maintenance sur les composteurs.
Alors il me répond que je dois venir le voir si le composteur ne fonctionne pas, que ça coute pas cher de traverser le train pour le trouver.
Je lui explique que c'est un peu compliqué de traverser le train avec un vélo et une sacoche.
Il me dit que je peux laisser mon vélo accroché pour traverser le train.
Je lui explique que la dernière fois que j'ai quitté des yeux un de mes bagages dans un train, je me suis fait voler mon sac.
Il hausse les épaules en me disant que c'est pas sa faute.
Je lui dit que c'est pas la mienne non plus. Mais que c'est quand même moi qui vais payer 10€.
Il me dit que la prochaine fois je pourrai salir la gare ou le train, que lui il s'en fout, il nettoie pas, même qu'il y a des gens payés pour ça.
Je trouve tellement débile ce qu'il raconte que je lui demande si je peux cracher sur les sièges pour faire travailler plus de gens?
Il s’énerve encore un peu plus et me parle de respect...
J’essaie juste de lui faire comprendre que celui qui ne respecte pas l'autre, c'est lui.
Je lui souhaite quand même une bonne journée, et je lui dis que Dieu l'aime quand même, même si il est agressif.

Le train arrive.
Il est tout rouge et énervé, moi je suis énervé, pas parce que j'ai payé 10€, mais parce que je trouve que j'ai eu affaire à une vraie tête de con! Mais je me console, parce qu’il a l'air vraiment énervé et ennuyé.

Ras le bol de cette journée, je prends mon vélo, ma sacoche, et je rentre chez moi, je pose le vélo au jardin, je ferme la jardin, j'ouvre la voiture, je démarre la voiture, et elle démarre du premier coup...
Sur le coup j'ai envie de faire un tour, de retourner tout de suite travailler, d'aller porter le journal à l'imprimeur, d'aller chercher le carnet de chèques, mais j'ai deux heures devant moi avant ma réunion, et je peux faire ces trucs là demain. Je décide m’arrêter chez moi pour écrire un billet qui raconte comment j'ai eu une journée pourrie
En plus j'ai pas la façade de l'auto radio, il faut donc que je monte la prendre.
Alors je fait le tour du paté de maison, sans problèmes, je me gare devant chez moi, sans problèmes.

J'allume le PC et j'écris... Beaucoup, longtemps... Je suis un peu à la bourre, je vais pas avoir le temps de me relire.

A mois que je n'arrive un peu en retard... Ils m'en voudront pas.

J’espère que la voiture va démarrer... Si elle démarre pas, j'aurai une excuse pour être en retard.

mercredi, décembre 14 2011

Mon petit journal à moi

J'écris moins su ce blog qu’auparavant. Je vous rassure je ne vous fait pas un "billet qui dit que je n'écris plus de billet". Juste je veux partager avec vous un goût pour l'écriture qui a grandit beaucoup et que j’essaie de faire grandir chez d'autre.

Depuis plus d'un an maintenant, je suis animateur permanent au MRJC. Un boulot génial, épanouissant, et tout ça tout ça... Et dans mes multiples fonctions, je suis responsable du "Chou Perché", la petit publication trimestrielle qui est distribuée gratuitement aux quelques 400 abonnés du mouvement (jeunes en équipes, partenaires, ceux qui ont fait un camp...)

Je trouve ce rôle ÉNORME!!! Avoir une chance de publier quelque chose, c'est vraiment une chance qu'on devrait donner à un maximum de personnes.

Nous gérons tout nous même, on écrit une sorte de "sommaire", on appelle des gens pour qu'ils nous écrivent des articles, on les relit, on met en page avec nos faibles moyens (on utilise scribus), puis on envoie ça à la boite à copie du coin qui nous file des numéros tout chauds, ensuite le secrétaire de l'association envoie ça à tout le monde. On est 5 jeunes, je suis le plus vieux.

Les autres jeunes à qui on demande d'écrire des articles son souvent content de ce voir dans le "Choup'" et ils redemandent souvent d'écrire dans les numéros suivants.

En fait, c'est ça que je suis content de partager. J'ai le goût de l'écriture, je l'ai trouvé dans le journal de mon lycée quand j'étais en seconde, je l'ai gardé avec ce blog, et puis je continue aujourd'hui avec ce journal (et je continue le blog), l'avantage avec le journal, c'est que je peux partager ce goût avec d'autres, qui pour certains, découvrent ce plaisir d'écrire, et c'est trippant!

Bref, tout ça pour vous dire que je n'écris plus seulement ici, et que vous pouvez, si je vous manque, retrouver certains de mes articles, et aussi ceux d'autres jeunes intéressants dans le chou perché, en version PDF imprimable.

mercredi, novembre 30 2011

Decathlon, Service Après Vente?

Il y a maintenant 3 ans, j'achetai un b'twin chez décathlon. Très content de ce vélo et du service après vente. Je refuse de payer pour les réparations, mais je peux monter moi même mes accessoires en magasin et trouver facilement les pièces de rechanges.

Après m'être fait voler deux fois ma selle, j'ai fini par acheter des vis de serrage antivol pour compléter mon antivol classique (acheté chez décathlon aussi).
Le principe des vis de serrage est simple... Ça s'utilise comme un serrage rapide, sauf qu'il y a besoin d'une petite clé pour déverrouiller... Ça fonctionne bien, à condition d'avoir la clé sur soi, on démonte facilement sa roue, et sa selle, mais sans la clé, on peut se gratter.

Sauf que... Quelques mois après l'achat, ma clé est un peu cassé; un des morceaux (un petit écrou) se retrouve régulièrement dans ma poche, je le garde précieusement pour pouvoir continuer à utiliser ma clé, mais un jour... Je le perds.

Aujourd'hui, j'ai une roue crevée et pas moyen de la démonter pour la réparer... Alors je vais chez décathlon, je trouve le kit de serrage rapide, et je demande au gars ce qu'il peut faire pour moi... Il ne peut.

  • Ni démonter la roue lui même.
  • Ni me réparer ma clé (à laquelle il manque juste un écrou)
  • Ni me filer une nouvelle clé.

Le seul moyen est de racheter le kit! Et me voilà à dépenser 15€ pour un écrou manquant, les deux tiges de serrages ne me serviront jamais à rien, mais j'ai du les acheter quand même... Juste pour un écrou.
Cette fois, çi, je ne suis pas content du SAV de décathlon... Pour ce qui est des vélos, c'est top, mais pour les accessoires, c'est un peu n'importe quoi.

Déjà deux antivol ont vu leur serrure bloquée avec l'arrivée de l'hiver (deux antivol en trois ans), pareil, à l'atelier, on ne peut que me couper l'antivol, et je suis parti à repayer 20€ pour un nouvel antivol...

La sacoche dont les crochets cassent au bout d'un an.

Les klaxons dont la "poire" tombe au bout d'un an.

Et je ne parle même pas des systèmes d'éclairage qui ne tiennent pas plus d'un mois, la pile ne se change pas et/ou coule et/ou l'interrupteur bugue... Quand est-ce qu'ils inventeront un système d'éclairage à dynamo manuel (manivelle), les lampe de poches ne coûtent rien mais pas moyen de les adapter.

Bref, si j’additionne, en trois ans, j'ai du dépenser autant en accessoires vélos que le prix du vélo... Alors, Decathlon, plus jamais.

lundi, septembre 5 2011

Petit racontage de vie de la rentrée.

Allez, puisque ça fait un bail que je n'ai rien écrit ici, et que j'ai pas trop de trucs intéressants à raconter tellement ma vie est passionnante... Ben je vais raconter ma vie sur ce blog... Parce que ça fait longtemps...

L'été des premières fois

Super...

Ça a commencé par un festival des boussoles. Trois jours un peu fou, qui sont difficile à expliquer pour quelqu'un qui n'y était pas... Fête, réflexion sur la mobilité, bière, concerts... Animation... L'occasion de me souvenir que le MRJC (le mouvement pour lequel je bosse à mi temps) a toujours des bonnes idées et a encore de belles années devant lui.

Et puis une semaine de camp, toujours avec le MRJC, première expérience en tant que directeur  stagiaire  BAFD... C'était cool, tout s'est bien passé, pas de contrôle DDJS, rien!!! 11 jeunes qui s'éclatent, 4 animateurs qui apprennent, un stage BAFA validé, des pleurs à la fin du camp, 5 jeunes qui se réinscrivent pour un de nos autres camps en Août... Si on pouvait avoir plus de monde, on s'amuserait toujours autant mais on gagnerait un peu plus de sous... Tant pis, l'argent n'est pas l'objectif principal.

Ensuite, une semaineà ne rien foutre. L'occasion de faire des trucs divers et variés, passer mon permis, avoir le permis, inviter des copains, jouer à pro cycling manager, faire la cuisine, s'occuper du jardin, envoyer ses cartes de vœux avec 6 mois de retard... Cool!!!

Et puis une semaine de bike-trip, comme l'an dernier mais en moins difficile, en moins organisé, en plus à l'arrache. Un tour du Nord pas de Calais en 4 jours, de la côte du Nord à L'Avesnois, en passant par les 7 vallées, les mines... On a dormi chez des copains, de la famille, on a pas dépensé un rond, on s'est bien marrés... Des super vacances quoi!!!

Et puis le festival des Nuits secrètes... Neneh Cherry, Bernard Lavilliers, Philippe Katerine, Les puta madre brothers... La première fois que je fais le conducteur désigné... Mon premier festival sans être bourré...

Et puis... Je suis partis aux JMJ de Madrid... 15 jours, un détour par Lourdes, un autre par Gérone... Et puis Madrid. 15 jours avec des jeunes cathos, quelques tradis, beaucoup de jeunes sympas. Peu de réflexion, beaucoup d'adoration... Pas trop mon truc, mais c'était bien quand même. J'ai vu le pape, j'ai vu des manifestants, j'ai bu de la sangria... Deux semaines sympas quoi!

Et puis à peine rentré, je suis parti à Strasbourg pour quelques jours avec les copains du BAFD... Première grande route avec la voiture, premiers pleins d'essence, premiers péages, premiers excès de vitesse sans faire exprès, premières aires d'autoroute, premiers ethylotests parce que "vaut mieux être sur". Première route de montagne où ça monte fort et qu'il faut retrograder histoire de pouvoir encore accélérer... Première route de montagne où ça descend fort et faut retrograder pour ne pas faire chauffer ses freins.

Et puis, 4 jours d'universités d'été avec le MRJC, histoire de reprendre le boulot en douceur. 4 jours à Jambville chez les Scouts de France... Première route sur la Francilienne, premières grosses frayeurs en voiture... Premier connard qui me fait une queue de poisson. Et puis ces université d'été où on retrouve les collègues et où, en plus, on apprend des trucs, c'était cool!

Et puis la rentrée... Là maintenant... On accueille les nouvelles collègues qui flippent un peu de se retrouver là... Mais ça ira, faut pas s'inquiéter.

C'est la rentrée!!

De nouveau pour la rentrée??? Pas trop, toujours les deux mêmes boulots, d'un coté au MRJC à faire de l'animation, de l'autre coté au diocèse de Lille à faire vivre les relations entre les mouvements...

Et puis un petit truc de nouveau quand même... à la rentrée j'attaque un cursus à l'université catholique de Lille, en théologie. Deux heures par semaine, apprendre le nouveau et l'ancien testament. Comprendre des trucs, apprendre des choses, avoir une carte d'étudiant... Ça va être cool!!!

jeudi, juin 30 2011

L'île ô Permis, Lille, le parcours du combattant.

Cela fait aujourd'hui 2 ans que je suis inscrit à l'auto école l'île ô permis à Lille. J'avoue m'y être inscrit sur un coup de tête sans regarder ce qu'on en disait sur internet ni en allant voir les autres auto écoles... J'aurai du... Aujourd'hui je m'en mords les doigts.

Mars 2009 Au début, tout se passe bien, je dois travailler mon code, les cours de code c'est toute la journée il y a un DVD qui tourne... Et puis en fait, c'est chiant, mais c'est normal, c'est le code. Impossible de poser une question à des vrais gens (il n'y en a pas).

Il y a des examens blancs le mercredi et le samedi, il faut en réussir deux pour avoir une date à l'examen du code.

J'avoue qu'à ce moment là, je suis à moitié motivé, je ne vais plus à l'auto école. La secrétaire qui a fait mon inscription m'a donné un rendez vous avec un moniteur pour une évaluation de mon niveau de conduite.
Avril 2009 Au bout de 6 semaines (un mois de délai préfecture et deux semaines d'attente), je vais à cette évaluation, le gars est sympa, je ne touche pas à grand chose, juste le volant. Il me parle du code, des cours, des examens blancs, du forfait... Forfait? Il y a un forfait? On ne m'avait rien dit.

Le Forfait!!!

En gros, tu paies pour passer ton code, et si tu ne l'as pas, tu repaies 90€ tous les 3 mois!!! 90€ pour avoir le droit de poser ton cul sur une chaise à regarder un DVD. Finalement, je trouve le DVD sur Internet et je ne me déplace même pas... Mais faut payer quand même.

Mai 2009 Avant de pouvoir passer le code, il faut réussir deux examens blancs, ils ont lieu le mercredi soir et le samedi matin. On ne peut en passer que deux par semaine (quand on est disponible).

Les questions des examens blancs sont beaucoup plus difficiles que les questions du véritable examen. De plus, pour valider un examen blanc, il faut faire MOINS de 5 erreurs là ou, pour valider l’examen, il faut faire 5 erreurs OU MOINS.

Juin 2009 Je n'ai pas validé un seul examen blanc, on m'annonce que je devrais payer 90€ pour le forfait de juillet à septembre (j'ai demandé à suspendre l'abonnement pour la période des vacances, sans succès).

Dans le même temps j'ai commencé la conduite avec une monitrice sympa qui m'apprend à tenir le volant, passer les vitesses, démarrer, tout ça... Je fait 11 heures de conduite.
Plusieurs fois, on m'annule des heures la veille, des fois c'est moi qui annule (mais toujours 48 heures à l'avance), des fois même, on m'appelle au dernier moment pour me faire passer une heure en plus.

Juillet 2009, je quitte Lille pour une période de trois mois de travail / vacances / déménagement...

La gestion des dossiers

Septembre 2009, je reçois un courrier alarmiste qui me dit que je dois 180€ à l'île ô Permis, (forfait de juillet à décembre). On me dit que si je ne paie pas très vite, je perdrai toutes mes avances. J'appelle l'auto école, on me dit qu'il faut que je paie vite, que ça peut pas attendre une semaine.
Du coup je fais un chèque et je l'envoie par la poste.

Octobre 2009, le déménagement est fini, je retourne à l'auto école, je demande à reprogrammer des heures de conduite mais on me le refuse, en effet, ils n'ont toujours pas reçu mon chèque... À l'accueil on me dit que c'est normal, y'a une boite postale et c'est un peu long de faire transiter le courrier entre les différentes agences...

Pendant ce temps là je continue les cours de code (mais je dois négocier pas mal pour en avoir le droit).

Novembre 2009, mon chèque n'a toujours pas été reçu... Toujours pas d'heures de conduite donc, mais je continue les examens de code, je galère un peu mais ça devient bon.
Parfois l'examen blanc commence 5 minutes trop tôt, du coup on loupe le début, et si on râle on nous fait la morale.
Et puis comme avec certains élèves, on ne veut surtout pas repayer un nouveau forfait, on triche un peu...

Decembre 2009, Je valide mon deuxième examen blanc... Cool!!! à l'accueil on me dit qu'il n'y a plus rien de dispo pour passer l'examen avant février, et qu'elle me rappellera en février.

L'attente...

Janvier 2010, J'appelle de temps en temps pour savoir si ils ont reçu mon chèque, ils ne l'ont toujours pas... Ils commencent à douter de moi, je commence à douter de la poste...
Je vais sur place, je paie par carte bleue ce que je leur dois, à l'accueil ils me certifient qu'ils détruiront mon chèque si il venait à arriver quand même.

À deux jours d'intervalle, le chèque ET la carte bleue ont été débités, je suis dans le rouge, je paie des frais bancaire, j'appelle je râle, on s'excuse et on me rend mon argent.

Je m'inscris pour reprendre des cours de conduite... On m'en donne en... Avril... De toute façon, après 10 mois sans conduire c'est comme si vous n'aviez jamais conduit, en Avril vous pourrez tout reprendre depuis le début...

Mars 2010,Bonjour madame, après avoir validé mes deux examens blancs vous m'aviez dit que vous m’appelleriez fin février que je puisse avoir une date, et je n'ai rien reçu, c'est normal?
On m'envoie balader : Ah ben oui c'est normal, vous n'avez pas donné de nouvelles. Faut voir pour fin Mars maintenant.

Dans le même temps, la nana de l'accueil (qui a changé 4 fois en un an), me dit que j'ai des forfaits en retard à payer depuis décembre... Je l'envoie se faire voir. Elle m'annonce que si je n'ai pas l'examen du premier coup, je devrais reprendre un forfait de trois mois pour revalider des examens blancs en plus de repayer les forfaits entre Décembre et Mars.

J'appelle fin mars pour avoir une date d’examen, elle me dit qu'elle me rappellera.

Avril 2010, Il n'y avait pas de dates pour moi, on me conseille de rappeler fin Avril.

Pendant ce temps là, je reprends les cours de conduite, le nouveau moniteur est très sympa, j'avance un peu dans la conduite. Finalement, je n'ai pas tout oublié.

Une ou deux fois par semaine, je passe à l'auto école pour demander des nouvelles de ma date de code (c'est le moniteur de conduite qui me l'a conseillé (apparemment, l'ambiance à l'interne est aussi pourrie que le service)).

La dame de l'accueil s'énerve, et me dit qu'elle va me rappeler, qu'il faut que j’arrête de la harceler maintenant. Ah ben faut savoir, quand je vous rappelle pas vous m'engueulez parce que je donne pas de nouvelles...

Faire chier la nana de l'accueil devient un passe temps qui me plait beaucoup... Elle n'est pas inefficace, elle est aussi très conne, alors ça m'amuse de l’embêter.

Mai 2010, ENFIN!!!! Je peux passer mon code, je l'ai du premier coup... ouf!!!

Je continue les heures de conduite, le moniteur est vraiment vraiment sympa. Je me forme petit à petit, je dois bien entendu reprendre des heures, je ne suis pas un élève doué naturellement pour conduire.

Un jour, c'est un autre moniteur qui me fait cours, il m’emmène complétement ailleurs, me fait prendre l'autoroute tout ça... Il est sympa aussi, quoiqu'un peu raciste sur les bords.

Juin 2010 Je retrouve mon moniteur habituel, alors que je lui raconte ma leçon, il s'énerve, me dit de ne rien retenir de ce que j'ai appris pendant deux heures... Engueule l'autre moniteur via ma fiche de suivi... Décidément, l'ambiance à l'air fun!!!

Juillet 2010 J'approche de la fin de la formation, je prends des heures régulièrement entre 6h et 8h du matin, Le moniteur me dit que j'avance bien, que je pourrai passer le permis à la rentrée.

L'examen

Septembre 2010 Je commence mon nouveau boulot au MRJC, mes employeurs veulent absolument que je passe le permis, je leur annonce que je le passerai surement à la rentrée.

J'ai une date!!!
Je passe le permis le 21 Septembre, en attendant je reprends quelques heures pour finir ma préparation, le moniteur est confiant, moi à moitié.
Au total j'ai du faire 45-50 heures de conduite (j'ai arrêté de compter).

PREMIER ECHEC au permis. Une priorité refusée, c'est de ma faute, une connerie bête, le reste du temps j'avais bien conduit.
Je n'avais jamais vu le moniteur qui était là le jour du permis. Nous étions 5 à passer le permis de la même auto école... Rendez vous à 13h30, je suis passé à 17h00...
En attendant, on a un peu parlé avec les autres élèves, ils sont nombreux à ne pas être content de l'île ô permis.

Octobre 2010 Je me présente à l'auto école.

Pour repasser le permis, c'est 6 mois de délai, vous ne passerez pas avant mars, ça ne sert à rien de prendre des heures de conduite avant Janvier...

Je repaie l'inscription au permis et un binôme d'évaluation en janvier.

L'employeur n'est pas très content, mais il est quand même compréhensif.

les binomes

Janvier 2011 Premier binôme...

Je n'ai plus le droit d'avoir le moniteur du début (il a déjà repris d'autres élèves), je me retrouve avec un nouveau moniteur (le quatrième depuis moins de deux ans). En binôme... On est deux élèves dans la voiture pendant trois heures, on conduit chacun 1h30... Et ça coute le prix de 2h de conduite... 72€ et on ne peut pas faire autrement, c'est comme ça.

Celui là est un vrai connard, il m'engueule parce que j'ai des bouteilles de jus de pommes dans mon sac de courses. Ça existe pas des bouteilles de jus de pomme en verre, arrête de me prendre pour un con. Limite si il ne me traite pas d'alcoolique...

Le moniteur téléphone pendant les leçons et m'engueule parce que je vais n'importe où!

À la fin du premier binôme, il m'annonce Tu m'en reprendra 5!!!

Février 2011 J'ai payé mes 5 binômes. Je les enchaine, presque un par semaine, c'est chiant, c'est long, le moniteur est un con, il ne veut pas que je regarde trop souvent dans les retros, ils ne veut pas que je roule à 48km/h 50 c'est 50!!!. L'autre élève qui est avec moi n'est jamais le même, souvent (une fois sur deux), il termine sa leçon en larmes.

Écoute Baptiste, moi je suis là pour te faire travailler, alors t’arrête de me répondre tu fais ce que je te dis, sinon tu continues à payer des binômes pour rien... N'oublies pas que c'est moi qui décide si tu passes le permis ou pas.

Mars 2011 Je décide de faire ce qu'on me dit, en fermant ma gueule
Après avoir réalisé 8 binômes (j'en ai repris deux Pour être sur), je peux repasser le permis... Le moniteur est devenu plus cool au fur et à mesure que je reprenait de l'assurance en conduite...
Il aura quand même fallu passer 24h en voiture pour en conduire 12 et en payer 16 avant de retrouver mon niveau de septembre.

16 Mars 2011 DEUXIEME ECHEC au permis de conduire.

Le moniteur qui m'accompagnait était le même qu'en Septembre, je ne le connaissais toujours pas... Il passe encore une fois son temps à papoter avec l'inspectrice, sauf que cette fois, en plus, il se fout de ma gueule.

Oulah, j'ai cru qu'on allait perdre une roue!!! ou Ben détends toi, nous on est détendu, pourtant c'est toi qui conduit.

J'ai dépensé plus de 2500€ depuis l'inscription en Mars 2009

Le moniteur me redemande d'attendre 6 mois, de repayer des binômes et de recommencer. Je refuse, je demande qu'il me fasse passer plus tôt, il refuse.

Je lui dis que je vais aller dans d'autres auto école pour voir si je peux pas repasser plus vite, il me dit que je reviendrai et il y a cette phrase que j'ai retenue. Tu sais, à l'île ô permis, si on était aussi mauvais, on aurait déjà mis la clé sous la porte!

Une autre auto école

Avril 2011, je cherche une autre auto école. À Lille aucune auto-école ne veut me reprendre.
C'était une mauvaise idée d'aller à l'île ô permis, vous avez certainement été mal formés, je veux pas vous reprendre.

Ah ben non, moi je vous reprends pas, j'ai eu trop de problèmes avec les élèves de L'île ô permis qui croient savoir conduire, mais faut tout recommencer.

Quand je demande au patron d'une autre auto-école ce que je peux faire il me dit... Rien, vous êtes morts, on vous reprendra nulle part à Lille, le mieux que vous ayez à faire c'est d'attendre 6 mois, de reprendre des binômes et de prier pour l'avoir sur un coup de chance.

Finalement, je vais voir dans ma ville natale, Armentières, auto école SIX, là où mes frères et sœurs on passé le permis eux aussi.
Je raconte mon histoire à la patronne qui hallucine un peu... Elle accepte de reprendre mon dossier, les frais d'inscriptions + repassage au permis sont moins chez que le repassage au permis seul de l'autre côté, par contre, elle me demande de prendre un forfait de 20 heures parce que si je l'ai loupé deux fois, c'est certainement qu'il y a beaucoup de choses à revoir.

Je paie moins de 800€ pour la réinscription, (à peu près le même prix que pour 8 binômes et une réinscription de l'autre coté).

Ici on peut repasser le permis 15 jours après l'avoir raté si on est prêt, ici quand je serai prêt je pourrai passer le permis, sans attendre 6 mois. Ici on s'assure que je puisse faire mes heures tous les jeudis, à la même heure. Et si je suis libre un matin ou une après midi, on peut me prendre aussi.

Mai 2011 j'enchaine les heures de conduite. deux ou quatre heures par semaine.
C'est amusant un vrai moniteur, il me fait reprendre des choses que j'ai pas bien comprises la première fois, me fait retrouver des automatismes que j'avais perdu. Il est sympa et il me raconte un peu sa vie Avant je bossais à l'île ô permis, je me suis barré parce qu'ils en ont rien à foutre de leurs élèves, c'est vraiment une grosse erreur d'aller là bas.

HAPPY END

27 juillet 2011, je repasse le permis à Armentières, je le réussi du premier coup. Le moniteur me dit que je n'étais pas un mauvais élève, il ne comprends pas comment j'ai pu passer autant de temps en binôme quand il voit le niveau de conduite que j'avais en arrivant.

Une vraie auto école, ça change quand même beaucoup de choses!

lundi, mai 30 2011

Ne pas avoir la télé, un parcours du combattant

J'ai déclaré mes impôts récemment.

Et, bien sur, j'ai déclaré ne pas avoir de téléviseur, puisque je n'en ai pas, puisque je n'ai pas le temps de regarder la télé, parce que je n'ai pas de place et puisque ça me ferait bien chier de payer 120€ quand on voit la médiocrité des programmes proposés par le service public.

Du coup, je ne paie pas de redevance.

Mais quand même, un agent de contrôle s'est pointé chez moi pour voir si je ne mentais pas. et il n'a rien vu parce que je n'étais pas là.

Du coup, il m'a donné un certificat sur l'honneur à remplir et à renvoyer comme quoi, vraiment, je n'avais pas de télé.

C'est quand même fou le temps qu'on me demande (je ne parle même pas du prix des timbres) juste pour avoir le droit de ne pas regarder la télé!

vendredi, février 25 2011

Vol ou perte de bagages en TGV

TGVL'autre jour, alors que je voyageais entre Paris et Lille en TGV, j'ai eu la mauvaise surprise de ne pas retrouver mon sac de voyage. Je l'avais pourtant laissé dans le porte bagage situé entre les rames du train.

L'agent SNCF m'a dit que ça arrivait régulièrement, un gars entre dans le train à Paris, prend un sac et se casse. Ou bien un voyageur se trompe de sac en sortant.

J'ai donc déclaré la perte de mon bagage à la SNCF et au commissariat de Police. L'occasion aussi de tester si l'assurance Mondial Assistance vaut le coup de payer un surplus de 1€80 par voyage.

J'avais sur moi mes deux sacs importants (PC, portable, bouquins, classeurs, cahiers, journaux, portefeuille, argent) et deux instruments de musique. Le sac que j'ai perdu ne contenait que des habits, un duvet, une serviette de toilette, une brosse à dents... L'essentiel en quelques sortes.

A chaque fois que j'ai déclaré mon vol on m'a dit "Heureusement, il n'y avait que ça". Je n'ai perdu que l'essentiel, tout mon superflu était dans mes autres sacs... Heureusement!

En fait, je trouve ça fou de se rendre compte que l'essentiel n'est pas le plus important. On aurait volé mon ordinateur ou ma guitare, tout le monde m'aurait plaint, mais là mes habits et mon duvet, c'est pas très grave... Je suis même certains qu'aujourd'hui, mes affaires sont abandonnées, personne n'en veut, ça n'a pas de valeur, ce n'est pas comme si c'était indispensable.

En tout cas, je suis un peu dégoûté, ce sac, je l'avais depuis longtemps, je vais devoir faire des frais pour m'en repayer un ainsi que mon duvet... Et puis, dans ce sac il y avait mon T-Shirt "Les daltoniens sont des cons". Et quelques jeux, (You Robot, Anti Monopoly et BoursiCocotte).

Espérons que l'assurance paiera.

Sinon, c'est bientôt mon anniversaire, si vous ne savez quoi m'offrir, j'ai quelques idées de cadeaux à vous soumettre... Il me manque une ceinture, un sac à dos pour voyager, un sac de couchage...

lundi, janvier 24 2011

Sensiboot, des chaussures bien jolies et durables

j'ai toujours aimé avoir des chaussures bizarres. Je pense avoir trouvé le summum et la matière. J'ai commandé des chaussures chez Sensiboot. C'était un peu long (commande en novembre arrivée aujourd'hui), mais ça valait le coup.

Jolies, non?

C'est un artisan qui me les as faites sur mesure, je l'ai rencontré sur un salon mais je pense qu'on peut prendre les mesures de son pied soi même pour les lui envoyer et commander en ligne.

j'ai choisi la forme de mes chaussures et les 5 cuirs différents qui composent la chaussures. J'aurai même pu y ajouter un doublage, une deuxième semelle, une fourrure à l'intérieur ou une pièce en cuir différente (qui fait encore plus joli).

C'est du vrai cuir, il faut le graisser et l'entretenir, mais il parait que des chaussures comme ça, on les garde toute sa vie (faut juste les faire ressemeler de temps en temps). La durabilité du truc vaut d'y mettre le prix (180€ pour ce modèle là, mais il y a aussi des grandes bottes pour les filles et plein d'autres modèles...)

Cool, non?

Allez voir chez Sensiboot.

jeudi, décembre 16 2010

Service client SNCF, c'est le drame

Je commence à ne plus en pouvoir du service client de la SNCF. Pourtant, je suis un bon client.

J'ai réservé un billet il y a quelques temps. J'ai voulu l'annuler et être remboursé. J'ai fait ça en ligne, on m'a annoncé que j'allais être remboursé et... J'attends encore, c'était il y a trois semaines.

Impossible de contacter le service client par téléphone (merci le fixe illimité), en gare non plus, on ne peut pas me répondre.
Le seul moyen que j'ai de me faire entendre est d'envoyer un courrier au service réclamation... Pffff, ça va encore me prendre un temps fou, une énergie folle pour une réponse qui sera certainement négative... "Non, non, non, on ne peut pas vous rembourser, allez vous faire foutre!!!"

Déjà l'autre jour, j'avais reçu une amende dans le train pour un billet non composté. En fait, j'avais rencontré un premier contrôleur qui avait composté le billet, et un autre contrôleur qui, malgré tout, m'avait donné une amende. J'ai appelé plusieurs fois, envoyé plusieurs courriers. Une photocopie du billet composté, ils ont voulu l'original... Je leur ai envoyé l’orignal, ils m'ont répondu que le billet devait être composté AVANT l'accès au train. Je leur ai rappelé que la borone était cassée, et que j'étais puni doublement puisqu'ils m'avaient pris mon billet en plus de l'amende... Rien n'y a fait.
après quelques mois, j'ai fini par payer mon amende de 40€, sans rien pouvoir y faire. Ce n'est pas normal!!!

Je voudrais pouvoir contacter le service client SNCF, que quelqu'un me réponde... Vais-je être remboursé de mon billet? Est-ce en cours? Puis-je prouvé que je n'ai pas utilisé mon billet, que j'ai bien demandé l'annulation? (aucun mail ne m'est parvenu pour l'annulation).

lundi, novembre 29 2010

Noël en avance

C'est fou, nous sommes le 29 Novembre et je n'ai presque pas encore entendu parler de Noël. Les autres année j'étais souvent agacé d'entendre Noël arriver avant la mi-octobre... Cette année, rien, c'est relativement calme et c'est une bonne nouvelle.

Sur la Grand Place de Lille, il y a bien une grande roue, des vitrines un peu décorées, mais rien de trop... Au super marché, pareil. Dans les rues c'est décoré, mais ça va encore, les lumières ont juste été mises... Pas encore de façades de maisons qui se prennent pour des boîtes de nuit. Pourtant, le premier Dimanche de l'Avent est passé.

Avez vous aussi ce ressenti? Les Français se sont ils recentrés sur ce qui était important, est-ce la crise qui a ralenti l'empressement de voir arriver Noël...

Ou bien est-ce moi? Depuis que je ne regarde plus la télé, je ne vois plus les pubs, ça doit aider à ne pas se sentir sur-sollicité.

On a quand même installé la crèche dans l'appartement. C'est un minimum.

vendredi, août 27 2010

Dernière étape : Hupperdange -> Luxembourg et retour à Lille.

Ceci est la dernière étape de notre bike trip avec mon amoureuse et ses deux frères

Voir l'étape précédente.


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Départ 9h30... On a pris un peu de temps pour finir d'écrire les cartes postales.

De toute façon, on a décidé la veille de faire la route jusque Diekirch et de finir en train. Les frères d'Hélène en ont un peu marre de faire beaucoup de vélo, on passe notre dernière journée ensemble.

Ça descend, et sa monte, et sa descend et sa monte... On trouve que ça ne sers à rien de descendre si c'est pour remonter après... On approche de l'Our, cette rivière fait la frontière avec l'Allemagne. Ce sera plus long, mais au moins, dans la vallée, ça devrait être moins vallonné, et plus agréable.

On s’arrête faire quelques courses, c'est vraiment tranquille aujourd'hui.

J'ai un problème de dérailleur, le premier plateau ne passe plus, ça m'oblige à faire les montée à une bonne vitesse, ça m'énerve. J'arrive à faire passer le plateau en m’arrêtant et en mettant la chaine sur le bon rail à la main... J'y arrive aussi en forçant avec mon pied, mais c'est compliqué et c'est un peu casse-gueule. Pas de burette d'huile sous la main, tant pis, je finirai comme ça.

Une fois dans la vallée, ça monte moins, ça descend moins, mais ce n'est pas plat. La frontière allemande est juste à coté de nous, il nous suffit de traverser la rivière...

On arrive à Vianden, le paysage est sympa, on arrive à voir un gros château dans la montagne, comme dans les dessins animés. On s’arrête dans un jardin public, c'est notre dernier repas, on fait de la balançoire, du toboggan... On s'amuse une dernière fois avant de finir notre route.

On remonte sur les vélos, direction Diekrich, bientôt, on arrivera sur la voie verte, on prendra le chemin de hallage le long de la rivière, ce sera plus facile et encore plus agréable... Avant ça, on s’arrête au cimetière pour remplir les gourdes, il fait chaud!!! On s’arrête aussi à la poste pour acheter des timbres... La postière n'en a pas assez, on fini ses stocks de timbres et il nous reste presque 20 cartes à poster.

La voie verte est cool, ça roule bien, c'est beau, on sent la fin approcher... On finit par arriver à la gare de Diekirch, il est 15h30, le train part à 16h15 : "On va se boire une bière?". On se boit une Diekirch, la brasserie est juste en face de la terrasse. La bière n'est pas mauvaise, on est content d'être arrivés.

63 km sur la journée... Une bonne journée, juste comme il faut pour moi. On fait les comptes... Avec Hélène nous avons parcouru au total 360 km (60 km par jour), les garçons en ont fait 630 (105 km par jour). On est tous contents de nous, on va prendre le train pour Luxembourg.

Avec quatre vélos dans le train c'est encore plus galère qu'avec deux, surtout avec la charrette accrochée à l'un des vélos, on doit tout décharger pour recharger au train suivant... On en aura pour 4 trains différents avant d'arriver à Charleville.

À Luxembourg, on trouve des timbres, on poste toutes nos cartes, on peut rentrer tranquilles.

Le train nous emmène à Longuyon puis à Charleville Mézières pour arriver à Avesnes sur Helpe, il est 22h00 quand on arrive chez mon amoureuse... Je rentrerai à Lille le lendemain matin.

En conclusion.

Je suis content d'avoir fait ce voyage, même si souvent, je me suis dit qu'on ne m'y reprendrait plus. Pour moi, il est important de se reposer et de ne pas faire que du vélo... Se lever à 7h00 pour partir à 9h00, s’arrêter une heure pour manger et repartir jusque 18h00... Ce n'est pas l'idée que je me fait du mot "vacances".

Il vaut mieux partir avec des gens de son niveau, ou accepter de se séparer pour laisser les pros rouler et les feignasses prendre le train.

Pour moi, 60 km sur la journée c'est bien... 80 km c'est supportable, mais pas tous les jours... Au dessus, ça devient trop. Chacun sa limite!

Bientôt la rentrée!!!

jeudi, août 26 2010

Cinquième étape : Rotheux Rimière -> Hupperdange

Ceci est la cinquième étape de notre bike trip au benelux avec mon amoureuse et ses deux frères.

Voir l'étape précédente.


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Départ de Rotheux-Rimière à midi. On a bien profité du super accueil qu'on a eu là bas, on a fait toute la vaisselle pour remercier tout le monde d'avoir fait péter le couvert et d'avoir été si sympa. On s'est acheté un saucisson et un fromage à la ferme, et on est parti, direction la gare de Liège pour choper un train. Encore une fois, les deux autres garçons sont partis à 9h00 pour tout faire en vélo.

"Pour aller jusque Liège, ça descend tout du long..." Voilà qui nous met de bonne humeur.

Donc, on descend, on arrive sur la Meuse et on la suit tout droit jusque Liège. Sur la carte, on ne trouvait pas de petites routes pour aller jusque Liège, il semblait qu'on soit obligés de passer par des grands routes surpeuplées de voitures... Ça se confirme. On pensait que suivre la Meuse était une bonne idée, en fait non. Pour suivre la Meuse, il n'y a pas de chemin de hallages, il n'y a qu'une grande route nationale  à deux fois trois voies, et pas de piste cyclable.

Nous avons bien regardé, la route n'est pas interdite au vélo, cela n'empêche pas qu'elle soit très dangereuse... On flippe un peu mais ça se passe bien, le trafic n'est pas trop dense, les voitures peuvent, la plupart du temps, se mettre sur la voie du milieu pour nous doubler.

On est quand même content d'arriver en ville. Il est 13h30

On trouve la gare tout de suite, elle est belle, elle est grande, une jolie architecture.

Le train pour Maulusmühle pars à 15h15, on a le temps de visiter un peu, de chercher des cartes postales... Liège, c'est beau, c'est grand mais, comme beaucoup de grandes villes, ce n'est pas bien pensé pour les vélos.

On monte dans le train, et comme d'habitude, c'est galère. Je ne l'ai pas dit dans les billets précédents, mais on a vraiment lutté pour prendre le train. Déjà, en Belgique, il faut payer un supplément pour le vélo, ça double le prix du billet. Ensuite, la plupart du temps, les trains ne sont pas adaptés, on doit porter le vélo à bout de bras pour le rentrer dans les wagons, ensuite il faut rester debout à coté du vélo. Parfois, il y a des wagons pratiques, mais ce n'est pas le cas souvent.


Les vélos sont chargés, ils sont lourds, on a du mal à les faire tenir debout (la béquille est trop faible)... Il faut souvent prendre des correspondances, monter/descendre les escaliers avec les vélos... Dans les grandes gares il y a des ascenseurs ou des escalators, mais dans les villages c'est vraiment le parcours du combattant.
Heureusement que nous ne sommes pas en fauteuil roulant.

On mange dans le train. Pain, saucisson, fromage et tomates. Les gens nous regardent un peu bizarrement, avec nos vélos et notre façon de bouffer n'importe quoi n'importe quand, ils nous prennent certainement pour des Hollandais (voir étape 3).

On arrive à la gare de Maulusmühle il est un peu moins de 17h00, on est au Luxembourg, on attend les deux autres garçons qui nous ont confirmé, par téléphone, qu'ils n'étaient pas loin. On s'attend à retrouver les garçons en pleine forme après une bonne journée de vélo, prêts à tracer jusqu'au point de chute et à repartir le lendemain... En fait ce n'est pas le cas, ils en ont marre, ils ont roulé 130 km sur la journée et n'ont pas arrêté de monter. Demain, ils feront comme nous, ils prendront le train, ils nous confient leurs impressions sur la journée : "Au Luxembourg c'est pas comme en France, t'as des montées et t'as jamais de descentes. Si on pouvait on camperai ici, on a vraiment la flemme de rejoindre le point de chute."

Nous on a roulé que 30 km en descente, on fera 3 km de montée pour arriver à la ferme.

La fin de trajet se fait à quatre, tranquillement, on a voulu prendre un chemin de tracteurs pour aller plus vite, mais le chemin est trop pourri et monte trop fort. On monte à pied en poussant les vélos.

On arrive à Hupperdange, encore une ferme bio. Le fermier ne parle pas bien le Français mais il se débrouille, la femme à beaucoup plus de mal, j'arrive quand même à lui parler un peu en allemand et en anglais. On ne visite pas la ferme mais on fait un tour dans le magasin, le gars nous montre vite fait la pâture dans laquelle on peut camper, il a encore du travail... On se fait à manger (la première fois qu'on sors le réchaud de camping). On se fait un bon gueuleton, risotto de légumes bio, et c'est moi qui fait à manger.

Le fermier revient nous voir pendant notre repas, Il est 20h30 quand il finit son boulot, il prend la tisane avec nous et raconte un peu comment marche sa ferme...

C'est notre dernière nuit, quand on y pense, nous n'avons monté la tente que deux fois... Le réchaud, on ne l'a utilisé qu'une seule fois. Les casseroles de camping n'ont servi que deux ou trois fois. Ça fait quand même beaucoup de poids pour pas grand chose.

On rentre dans les tentes dès qu'il fait nuit. On écrit les cartes postales (il est plus que temps) et on regarde l'itinéraire pour le lendemain. Les garçons sont fatigués, demain, ils prendront le train à la gare de Diekrich pour aller à Luxembourg, ça représente 50km sur la carte, on décide de les suivre. On va faire le dernier jour tous ensemble.

mercredi, août 25 2010

Quatrième étape : Tervuren -> Rotheux Rimière

Quatrième étape de notre bike trip en benelux avec mon amoureuse et ses deux frères.

Voir l'étape précédente.


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On part tous ensemble à 9h00, direction Rotheux-Rimière, pas loin de Liège.

On a décidé de partir tous ensemble. on sait que les garçons avancent plus vite que nous et qu'on va avoir du mal à les suivre, mais on se dit que si on en a vraiment marre, on finira en train. Ça commence à être un peu vallonné, rien de trop difficile, mais ce n'est plus le tout plat qu'on avait en Hollande.

Peu Après Overijse (je ne me souviens plus du nom de la ville), après avoir fait 20 km, on prend une grand route pavée qui descend. La route est un peu mouillée, c'est un peu dangereux. Avec les vibrations, Hélène perd une sacoche juste devant moi (à la façon MarioKart), je freine pour éviter le piège, ma roue arrière dérape pendant quelques dizaines de mètres et je finis par tomber à plat ventre en plein milieu de la route, je me relève assez vite, je suis tombé à contresens, heureusement, il n'y avait personne en face.

La paume de ma main gauche est défoncée (la photo est prise deux jours après la chute), ma montre, à mon poignet droit à le bracelet un peu tordu, une de mes sacoches est tombée, j'ai le bras gauche éraflé au niveau du coude. J'ai du mal à écarter mes deux bras. Ça fait un mal de chien. Le vélo n'avance plus, la roue s'est pliée à cause du poids de bagages ou de la vitesse du choc, ou les deux. Impossible de continuer.

Les frères d'Hélène n'ont rien vus et sont en bas de la côte, l'un d'entre eux est prévenu par une automobiliste et remonte la côte. Je me soigne un peu (réflexe d'animateur, j'ai toujours la trousse à pharmacie sur moi), on demande conseil à un magasin, il faut qu'on prenne le bus dans l'autre sens pour aller à Overijse. Il y a deux magasin de vélos là bas.

Il est 11h00. On se sépare encore une fois, les deux garçons continuent tout droit jusque Rotheux, nous on attend le bus.

C'est horrible, j'ai mal et je n'ai plus de vélo... Pour un voyage en vélo, on fait mieux. On attend le bus pendant 45 minutes et on marchande avec le chauffeur pour qu'il nous laisse entrer avec les vélos. Arrivés au magasin, je démonte ma roue, elle est en effet bien pliée. Le gars ne peut pas la réparer et n'a pas de nouvelle roue en stock. Il nous conseille le magasin qui est à 200 mètre à droite, sauf que celui ci n'ouvre qu'à 14h00. Tant pis, on ira manger au restau' en attendant.

On décide de ne pas se laisser abattre, on mange bien. Lasagnes, glace, bière belge (enfin!!!). Après le repas on peut aller voir le second magasin, il a une roue en stock, il me change ça assez vite 35€, je pensais plus. Il est 15h00 lorsque nous quittons Overijse.

Je me permets de faire une petite parenthèse sur un truc qui m'a vraiment étonné... Les gens sont vraiment super sympa!!! Lorsqu'ils nous voient avec les vélos ils nous demandent d'où on vient, où on va, nous souhaitent bon courage... Lorsqu'ils voient mon vélo cassé, ils s'inquiètent pour moi, m'indiquent le chemin de la gare la plus proche, ils font même l'effort de parler ma langue qu'ils ne maitrisent pas complétement... Les Belges et les Hollandais qu'on a rencontrés étaient tous cool, tous accueillants, c'est vraiment agréable. Je ne sais pas si c'est culturel ou si c'est nos vélos chargés qui nous attirent la sympathie des gens.

15h00, nous quittons donc Overijse, direction La Hulpe, La Hulpe, première ville Wallonne. C'est d'ailleurs un peu compliqué, il faut comprendre que "Terhulpen" et "La Hulpe", c'est la même ville... Heureusement que je suis un peu habitué à voir des panneaux qui mènent à Rijsel, sinon je me serai paumé.

Alors que l'on passe le panneau d'entrée en Wallonie, la piste cyclable s'arrête. Fini les pistes cyclables sur toutes les routes... Jusqu'ici on a roulé 4 jours en ne suivant presque que des pistes cyclables, maintenant c'est fini.

La Hulpe c'est une petite ville sympa, une peu vallonnée, il y a une gare et un château, nous n'avons pas eu le temps de visiter le château, mais on a eu le temps d'acheter des cartes postales avec le château dessus.

On prend le train pour Huy, puis pour Engis. Nous n'avons plus qu'a grimper pendant 4 km pour arriver à Neupré, puis Rotheux. On arrive à la ferme, après les garçons, encore une fois. Il est 19h30

Les garçons ont fait 115 km sur la journée, je pense que même si je n'étais pas tombé, je n'aurai pas pu les suivre.

La soirée à la ferme est la meilleure qu'on ait passé cette semaine là. On est accueillis dehors, il y a une table, des chaises, de la bière, du pain et du saucisson. Ils sont plusieurs à nous accueillir, il y a le gars qui remplace le fermier qui est parti en vacances et qui gère la ferme à sa place, il y a un bucheron/élagueur qui a élu la ferme comme une résidence secondaire. Il y a deux filles qui sont de passages pour plusieurs mois et qui aident à la ferme tout les jours. Il y a aussi d'autres gens qu'on croise sans s'attarde, une petite fille qui cherche les cochons, un gamin du village qui à notre age et qui après avoir balancé des bogues de marron sur les vaches pendant toute son enfance, vient aider à la traite presque tout les matins. Il y a des dames qui viennent pour faire le fromage tous les matins...

L'ambiance est bonne, la bière a été brassée ici, c'est de la bière d'épeautre, elle est bonne et il y en a à volonté. On refait le monde et les rapports franco-belges autour du feu de camp, on plante la tente et on passe une très bonne nuit.

Demain on entre au Luxembourg, ça va monter. Demain, on ira jusque Liège en train pour prendre un train, on laissera les garçons monter les côtes et avaler les kilomètres tout seul, nous on va profiter un peu plus longtemps de la vie dans la ferme des hippies.

mardi, août 24 2010

Troisière étape : Waarde -> Tervuren

Ceci est la troisième étape de notre bike trip avec mon amoureuse et ses deux frères.

Voir la seconde étape.


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On s'amuse bien à Waarde, chez notre ami qui s'occupe de sa ferme énorme et de ses gros tracteurs. Aussi, nous ne devons pas trop trainer car mon amoureuse à des rayons en moins sur sa roue arrière, il faut réparer avant que ça ne se casse encore plus. Il y a un magasin de vélos dans le village voisin.

Les deux autres garçons partent à 9h00, direction Tervuren. Hélène part réparer sa roue, moi je l'attend tout seul à la ferme, je range les affaires, je charge mon vélo et je regarde la carte. On a décidé d'aller jusqu'à Anvers en suivant la mer, et de prendre le train jusque Bruxelles.

Hélène ne trouve pas le magasin et revient bredouille, elle s'est trompée de village, elle en a marre. Notre ami passe avec son tracteur alors qu'on est sur le point de partir avec la roue cassée en espérant croiser un magasin à Anvers. Il nous propose d'échanger la roue de son propre vélo contre notre roue cassée. Il ira la faire réparer plus tard. Comme ça,  on peut repartir tranquilles. Super sympa!!!

Le temps de de faire l'échange des roues, il est l'heure de manger. On se fait inviter chez les voisins d'en face... Au début on voulait juste qu'ils nous prêtent une pompe, finalement ils nous invitent à manger. C'est un couple de retraités, il partent faire des randonnées dans le Nord, Pas de Calais cet été et ils nous demandent conseil. On ne parle pas la même langue mais notre ami fait le traducteur.

Ce qu'on mange est un peu bizarre... Une omelette sur du pain de mie, du fromage sur une brioche sucrée, c'est bizarre mais j'aime bien. Notre ami nous dit que les hollandais mangent n'importe comment.

Finalement on pars à... 14h00. C'est beaucoup trop tard, mais ce n'est pas grave, on ne va qu'à Anvers, il n'y a que 40 km.

On commence par suivre la mer, c'est tout plat, on voit des moutons, des champs énormes, des serres... La campagne. On continue de suivre la mer, et au loin on aperçoit des bateaux, une centrale nucléaire, des usines. à un moment on se retrouve sur une tout petite route, la mer est à droite, la rivière est à gauche, c'est un peu déroutant. la route n'est pas sur la carte, même google maps ne la connait pas (sur l'itinéraire joint, google nous fait faire une boucle).

D'un coup, après avoir longé un énorme golf, on se retrouve sur une grand route, on passe la frontière et on arrive sur une zone industrielle. Un truc énorme!!! Plein d'usines!!! BASF, Monsanto, Bayer... Que des bonnes choses bien chimiques. Il y a plein de camions, on passe plusieurs écluses et on y voit des énormes cargos plein de containers, d'un coup on comprend ce que viennent faire tout ces camions.

Ce qui est étonnant, et c'est comme ça partout en Hollande, c'est qu'on reste sur une piste cyclable... On est sur une grande zone industrielle, une route à deux fois deux voies, et on a une piste cyclable sur le coté. De temps en temps, la piste cyclable traverse la route, il y a des feux tricolores et un bouton. Quand on appuie sur le bouton, tous les camions s'arrêtent pour nous laisser passer. C'est grisant!

La piste cyclable est fléchée, il y a des repères chiffrés un peu partout. À chaque fois qu'on passe un repère, on trouve une grande carte avec les repères suivants, nous n'avons qu'à suivre les flèches numérotées pour trouver notre route. C'est inattendu, et c'est cool!

On passe par Lillo, un petit détour de 2 km. Lillo c'est un petit village portuaire... Quand la zone industrielle a été construite, tous les villages qui se trouvaient là ont été rasés... Sauf celui là. Il reste une trentaine d'habitations, une église, de nombreux restaurants et des bars. On a pas le temps de s'arrêter, il est 16h00... Dommage, on aurait bien bu une bière, troisième jour en Belgique et on en a toujours pas bu une seule.

Au milieu de toutes ces usines, on trouve aussi la centrale nucléaire, des éoliennes, un quai de chargement pour les containers. Il est 16h45, les ouvriers sortent des usines, ils prennent le bus ou la voiture. On se fait doubler par des ouvriers en vélo. Ils font moins de route que nous et sont moins chargés. Ils nous regardent, un peu amusés.

On pense arriver à la fin de la zone industrielle mais on aperçoit d'énormes cuves... Le logo est celui de Total... On arrive sur une énorme raffinerie, en fait... Il y a trois raffineries, Total, Fina, Exxon. En passant devant l'entrée de Total avec notre vélo, on rigole un peu. Ça pue, on aura tout eu. Produits chimiques, insecticides, OGM, et raffineries. C'est un peu dégueulasse mais c'est rigolo à voir.

Sur la dernière ligne droite, on se fait doubler par deux ouvriers de chez Total. En fait, ils restent à notre hauteur et commencent à taper discute. Ils sont flamands mais parlent bien français. Le gars nous explique tout, il travaille chez Total, il nous montre les trois raffineries, nous explique qu'Anvers est le deuxième pôle mondial de la chimie, qu'il a bossé dans plusieurs usines ici, que les billes de plastiques fabriquées dans cette usines là partent dans d'énormes tuyaux pour être transformées en vêtements dans une autre usine, de l'autre coté... Qu'il nous reste encore une dizaine de kilomètres avant la gare d'Anvers. Finalement, on parle bien, et on roule bien aussi.

Les deux ouvriers font 44 km en vélo par jour pour aller à l'usine et en revenir (marrant pour des employés de chez Total). On doit un peu forcer l'allure pour rester à leur hauteur mais ça nous fait du bien, on commençait à s'endormir avec toutes ces odeurs et ces usines qui se ressemblent toutes.

On arrive à Anvers, l'un de nos nouveaux copains nous montre où aller pour trouver la gare. On passe vite fait dans le centre d'Anvers. C'est beau mais on a pas le temps de faire du tourisme, on doit encore prendre le train pour Bruxelles.

On entre dans le train aux alentours de 18h30. Direction Bruxelles. Il est tard et on en a un peu marre. On a pas fait beaucoup de vélo mais on est partis trop tard, les deux garçons vont certainement arriver avant nous, sans avoir pris le train. Il y a encore pas mal de vélo à faire entre Bruxelles et Tervuren, on s'imagine arriver à minuit si on continue à trainer comme ça.

À Bruxelles le train passe au ralenti dans le quartier des putes, il y a des filles dans les vitrines, j'ai déjà vu ça à Amsterdam, mais là je ne m'y attendait pas, c'est un peu hallucinant de regarder par la fenêtre d'un train et de voir toutes ces gonzesses à moitié à poil derrière une vitre.

On décide de faire les grosses feignasses et de prendre le métro et le tram. Ainsi on arrive presque devant la maison de nos hôtes. On a économisé notre temps et nos jambes. Il est quand même presque 21h lorsque l'on arrive.

Les deux frères d'Hélène sont déjà là, ils sont arrivés depuis une heure et nous on préparé à manger. Ils ont roulé 130 kilomètres sur la journée, ils nous avouent qu'ils en avaient un peu marre à la fin de la journée. Nous, on a fait 60 km. On avait prévu qu'il n'y au aurait que 40 mais on a fait un petit détour à Lillo, on a aussi tourné un peu pour réparer le vélo le matin (allers et retours dans la ferme qui est quand même assez grande), il y a aussi la fameuse marge d'erreur qui nous a déprimé les deux premiers jours.

60 km sur la journée, ce n'est pas de trop mais c'est pas mal. On est content de notre journée, même si on se dit qu'on aurait du moins trainer au matin histoire de ne pas arriver si tard le soir.

Cette fois ci, nos hôtes ne sont pas des agriculteurs bio. Ce sont des fanas de voyages en vélos dont on a trouvé l'adresse sur un site web spécialisé. Ils sont sympa, ils nous montrent les photos de leurs voyages en vélo... Maroc, cap nord... Des supers fans!!! La maison est grande, on dort dans les chambres des enfants (qui ont déjà quittés le nid). On a une douche dans la chambre, la classe!!!

Pour demain, on décide de partir à quatre et de s'arrêter quand on voit une gare et qu'on est un peu trop fatigués pour laisser les garçons finir tout seul. Si on ne se fatigue pas, on fera même tout le chemin ensemble, après tout, on est pas trop fatigués, on peut envisager une grosse étape.

lundi, août 23 2010

Seconde étape Assenede -> Waarde

Ceci est la deuxième étape de notre bike trip avec mon amoureuse et ses deux frères.

Voir la première étape!


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Départ tardif de Assenede, il est 10h20, mais ce n'est pas grave, c'est une petite étape. Aujourd'hui, on va prendre le bac pour traverser un petit bout de mer.

Avant de partir on s'organise un peu histoire de voir où et quand on va s'arrêter pour manger, on décide de manger après, ou bien, dans le bateau. Il y a quand même 50 km après le bateau et... 30 km avant. Hier on me disait que l'étape ne ferait que 60 km... Le moral commence déjà à baisser mais 80 km ce n'est pas la mort, on en a fait 110 la veille.

Finalement, il pleut, il vente, les deux autres garçons nous attendent et s'impatientent un peu. On s'arrête pour une crevaison, on glane encore un peu, et finalement on décide de manger avant de prendre le bateau.

On mange au snack, il pleut vraiment trop pour manger dehors. On prend notre temps, en reprenant mon vélo je me rends compte que mon pneu arrière est à plat, c'est une crevaison lente, je me contente de regonfler, je réparerai dans le bateau, il faut avancer.

En montant dans le bateau, mon compteur affiche 40 km... "Il y a toujours une marge d'erreur"... Je me demande combien de kilomètres mon compteur affichera au total ce soir.

Finalement, on sors du bateau à 15h45... Le voyage a duré 15 minutes, je l'ai passé dans la soute à réparer mon vélo, je doit vite sortir du bateau avant qu'il ne reparte, ma roue est mal montée, je la remonte sur le quai, les deux frères nous attendent, ils en ont un peu marre, il faut qu'on avance, il est 16h00 et on a pratiquement pas avancé. Nous deux, on en peut plus, et on a plus envie d'avancer, on décide de prendre le train, la gare est juste en face du port, les autres continuent en vélo.

À la gare, c'est un peu compliqué, on ne sait pas où est la gare la plus proche de notre lieu d'étape (on a juste vu sur la carte qu'il y avait une voie ferrée). Une fouis qu'on a trouvé la gare la plus proche (Kruiningen-Yerseke), il faut qu'on demande à des agents quand pars le prochain train et où on peut acheter des billets. Le gars ne comprend pas où on veut aller, il y a un problème de prononciation, quand il me prononce le nom de la gare je ne comprends pas non plus... Pas grave.

Le distributeur automatique ne veut pas de ma carte, finalement, l'agent de la gare, qui est vraiment trop sympa et qui a un T-shirt metallica sous sa chasuble jaune fluo, prend un ticket avec sa carte, on lui rembourse en liquide.

On arrive à Kruiningen-Yerseke vers 17h15. On fini en vélo, il n'y a pas une très grande distance et notre hôte bosse jusque 18h30... On prend notre temps, on étudie longuement la carte (jusqu'ici c'était les autres qu'il s'occupaient de l'itinéraire)... On suit la dique, on regarde la mer. La mer en Hollande c'est bizarre... On aperçoit distinctement la terre de l'autre coté, même avec le brouillard... La plage est en pavé, c'est une grosse digue, et quand on descend de la digue on ne voit plus la mer...

En fait, si on a pas la curiosité de monter cette digue, on ne se rend même pas compte qu'on est à la mer... Sauf quand un énorme cargo passe à marée haute et qu'on l'aperçoit autour de la digue... L'image est amusante, on à des champs tout autour et au dessus de la butte on aperçoit le haut d'un cargo.

On arrive à la ferme chez notre ami à coté de Waarde, à 500m de la digue, à -4 mètres en dessous de la mer... On est accueilli par un Français que l'on connaissait déjà, il est venu faire ses études d'agriculture en Hollande et fait un stage dans une énorme exploitation bio. Il n'est pas payé mais vit dans le luxe, une maison énorme et des produits frais et bio, livrés chez lui, tout gratuit... Son patron est riche, dépense sans compter pour ses stagiaires.

Il nous raconte comment il bosse sur  cette exploitation de 110 ha... Avec des ouvriers polonais qui déboulent à 30 pour désherber les 30 ha de carottes, les tracteurs énormes qui sont pilotés par GPS (histoire que ce soit bien droit) et l'autre tracteur tellement large qu'il y a presque une roue dans chaque fossé. Il y a des machines sur lesquels on se couche pour désherber en étant tractés. Il y a des machines pour planter les patates, d'autres pour les récolter, d'autres pour les trier. Il y a même une machine avec des étoiles en caoutchouc pour biner la terre sans déterrer les légumes, "C'est génial mais c'est super chiant à régler, il faut que tout soit parfait, au millimètre près, et que tout soit planté droit" nous explique t'il.

Les garçons arrivent une heure après nous à 19h45. Ils ont fait 98km (au lieu des 60 km prévus), nous on en a fait 50 et c'est suffisant. On est content d'avoir pris le train.

On va voir le plan de cannabis qui pousse en toute légalité dans le jardin du patron, notre ami nous explique qu'on peut fumer des pétards en terrasse dans les villes.

On passe une bonne soirée, au sec et au chaud. On ne doit pas planter la tente (la maison compte deux salles de bains et 4 chambres). On écoute de la bonne musique et regardons l'itinéraire du lendemain.

Mon amoureuse à des rayons de cassés à sa roue, c'est à cause du poids des bagages. Elle doit réparer ça au plus vite avant que ça n'empire.

dimanche, août 22 2010

Première étape Lille -> Assenede

Ceci est la première étape de notre bike trip en Benelux avec mon amoureuse et ses deux frères.


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Première étape départ de Lille, place du concert, au marché. Il est Dimanche, 9h00, on a acheté des fruits secs pour le voyage.

On charge les vélos, et c'est parti!!!

Avec moi j'ai deux sacoches, une pour les habits, l'autre pour le reste (toilette, vaisselle, pharmacie...), une tente pour mon amoureuse et moi, et mon duvet. Tout ça à l'arrière, ça fait un peu bizarre quand on a pas l'habitude de rouler chargé, mais on s'y fait vite.

Les premières routes qu'on prend sont des routes qu'on connait. On longe le grand boulevard pour arriver à Tourcoing. Ensuite, on connait un peu moins, on passe la frontière belge et on oublie très vite qu'on vient de Lille.

On s'arrête à la boulangerie, la boucherie et on finit par manger après avoir fait 50 km. Le long de la rivière après Bavikhove, à côté des pécheurs et de l'écluse (point B sur la carte). Les gens qu'on croise ne parlent déjà plus la même langue que nous.

L'après midi, il commence à y avoir du vent, il pleut un peu mais pas trop, c'est vraiment le vent qui complique les choses. Au bout de 80km je commence à en avoir marre, c'est une grosse étape, je ne suis pas entrainé et on ne veut pas arriver trop tard.

On glane un peu dans les champs, on s'arrête pour une crevaison, je remonte mon guidon pour avoir moins mal au dos (ça marche bien), on se fait doubler par une grosse troupe de motards qui nous narguent. On repasse devant les motards quelques villages après, ils sont tous dans un bar, il y a du monde plein la rue, on ne peut même plus passer sur la piste cyclable.

On passe devant un bar, il s'appelle "le Ploeg" (prononcez Plooorr) ça signifie "la charrue". Ça me fait sourire parce que c'est le petit nom qu'on donnait au bar qu'on fréquentait quand on était à la fac. On est en Belgique, j'ai envie de boire une bière mais il faut rouler, on a pas le temps.

Les deux autres garçons roulent devant nous et s'arrêtent aux intersections pour nous attendre.

On finit par arriver à Assenede à 19h00. On a roulé un peu plus de 110 km, plus de 8h00 sur le vélo. Ça fait un peu mal aux jambes, au dos, aux fesses...

Je me dis que ce n'était pas une bonne idée de participer à ce voyage mais je me rassure en me disant que demain j'aurai pris l'habitude, en plus demain c'est une petite étape, on ne fera que 60km. Je suis arrivé, je suis content, on se repose et on profite.

On est dans une ferme bio. Une grosse exploitation, 3ha de serres chauffées dans lesquelles on produit des poivrons, des tomates et des concombres. L'accueil est sympathique, il y a une dame et deux enfants, le mari n'est pas là, il est au Mexique, ils vont monter une autre exploitation là bas pour le marché des USA et du Canada! On peut dormir dans leur ancienne maison, pas besoin de monter les tentes, on peut utiliser les douches des employés, on peut aussi récupérer les légumes qui ne sont "pas beaux", des poivrons multicolores ou des concombres biscornus... Ils sont bien assez beaux pour nous, on se régale et on s'endort assez vite.

Le lendemain matin on prend le temps de visiter les serres, pas question d'y rentrer sans blouse et sans plastique sur nos chaussures. C'est absolument énorme, on a jamais vu ça. Les plans de tomates sont attachés au plafond avec un système de poulie. Quand le plan grandit on le fait descendre et on l'enroule en bas. Les plans vivent presque un an, les tomates sont énormes, les ouvriers sont à 25...

certains ouvriers emballent les légumes, les trient, d'autres coupent les gourmands (les branches qui ne servent à rien) ou récoltent les légumes... Il ont une pointeuse dans la main, la machine enregistre le temps qu'ils passent dans chaque allée et imprime tout pour que les patrons puissent surveiller le travail des ouvriers.

Tout ici fait penser à une "usine de légumes bio". Les ouvriers sont marocains, espagnols, polonais, ils n'ont pas l'air d'avoir un travail facile mais, nous dit la patronne, ils sont bien payés. Ce qui ne sera certainement pas le cas des ouvriers mexicains.

La patronne nous confie aussi qu'ils ne produisent pas assez "Si on produisait plus, on pourrait avoir des ouvriers mono-taches, là on perd en efficacité". On cherche à réinventer le travail à la chaine pour la production de légumes, ce n'est pas l'idée que je me fait de l'agriculture respectueuse de l'environnement et de la personne, mais au moins c'est bio, sans pesticides et ça respecte la terre dans laquelle les légumes poussent.

samedi, août 21 2010

bike trip au benelux

Salut à tous, je reviens d'un super voyage en vélo de 6 jours en Benelux.

Ça fait énormément de choses à raconter, alors je raconterai chaque jour dans un billet différent. Je vous envoie quand même le google maps de notre itinéraire...


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Rassurez vous, je n'ai pas tout fait en vélo, j'ai pris le train aussi. En moyenne nous n'avons fait que 60 km par jour.

Le détail des étapes

samedi, août 14 2010

Cambriolage de mon appart, remboursement par MMA

Bonjour à tous,

Je me suis fait cambrioler au mois de Juillet. On ne m'a pas volé grand chose, juste ma collection complète de jeux PlayStation 2. Plus de final fantasy, plus de kingdom hearts, plus de guitar hero... C'est une partie de ma jeunesse qui s'en va mais ce n'est pas grave, de toute façon, la PlayStation, je n'y jouais plus.

Du coup j'ai demandé à MMA (mon assurance) de me rembourser tout ça... Il ont été vraiment cool et rapide... J'ai envoyé les photos avec une estimation des jeux volés... Au téléphone, la dame m'a bien dit de ne pas estimer le prix d'achat de mes jeux, mais d'estimer le prix d'occasion de ces jeux. J'ai donc été voir sur internet le prix d'occasion des jeux dérobés (comme la cote argus d´une voiture occasion ou neuve).

Exemple, pour Final Fantasy XII acheté il y a 3 ans à 60€, j'ai estimé un prix de 10€, le prix du jeu d'occasion.

Sauf que... MMA a divisé tout le prix de mes jeux par 2... Pourquoi? Parce qu'ils étaient vétustes... Du coup on me rembourse 5€ pour un jeu que j'ai acheté 60€.

Alors en effet, j'ai vite reçu mon chèque, je n'ai pas eu trop de soucis, par contre j'ai l'impression d'avoir été arnaqué sur mon prix de remboursement. La prochaine fois je donnerai le prix d'achat, j'arrêterai d'écouter les conseillers.

J'ai rappelé un conseiller qui m'a tutoyé et parlé en francs... En gros, il s'en fout de mon problème. Comme quoi chez MMA, on tracasse et on blablatte quand même un peu.

mercredi, juillet 28 2010

Des pompiers pas si préssés.

Pas très loin de chez moi, il y a une caserne de pompiers. Je passe tous les jours devant avec mon vélo quand je vais bosser. Et, il arrive que le feux soit rouge et qu'on doive laisser passer les camions qui sortent.

Je trouve ça carrément normal, parce que les pompiers ils sont pressés, leur travail est important, il ne faut pas qu'ils soient en retard, c'est une question de vie ou de mort... Là où je rigole un peu c'est quand je voie le feu rouge, que je m'arrête et que je voie un pompier en caleçon en train de mettre son pantalon et ses chaussures sans trop se presser avant d'entrer dans la voiture de son collègue, qui l'attend depuis 2 minutes à l'entrée de la caserne...

Et pendant ce temps là... Moi j'attends, avec une dizaine d'autres bagnoles, de voir la voiture de pompiers débouler à toute vitesse pour aller secourir les gens, dans l'urgence!!!

Heureusement qu'ils vont vite sur la route les pompiers, vu le temps qu'ils perdent à mettre un pantalon et des chaussures...

lundi, juillet 19 2010

Mon vélo chez Carrefour

Ce soir en rentrant du boulot, j'ai voulu aller chez carrefour... Pour pas grand chose, juste des bouteilles de jus de fruits.

Du coup, je suis passé en vélo, et comme je voulais pas avoir de problèmes avec mon vélo (la dernière fois on m'a volé ma selle), j'ai voulu rentrer dans le magasin le guidon à la main... Je n'ai pas pu. Les gars de la sécurité n'ont pas voulu que j'entre avec mon vélo, je ne sais pas pourquoi. Les poussettes, les caddies, on a le droit, mais les vélos c'est pas possible.

C'est quand même fou... Chez carrefour on doit laisser le vélo à l'extérieur mais à l'extérieur quand il t'arrive une merde, c'est pas de leur faute, ils peuvent pas surveiller l'extérieur du magasin.

Ben tant pis, j'irai dépenser mes sous ailleurs.

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