Seconde étape Assenede -> Waarde
Par Sitenreveuxyenrena le lundi, août 23 2010, 09:06 - Ma vie - Lien permanent
Ceci est la deuxième étape de notre bike trip avec mon amoureuse et ses deux frères.
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Départ tardif de Assenede, il est 10h20, mais ce n'est pas grave, c'est une petite étape. Aujourd'hui, on va prendre le bac pour traverser un petit bout de mer.
Avant de partir on s'organise un peu histoire de voir où et quand on va s'arrêter pour manger, on décide de manger après, ou bien, dans le bateau. Il y a quand même 50 km après le bateau et... 30 km avant. Hier on me disait que l'étape ne ferait que 60 km... Le moral commence déjà à baisser mais 80 km ce n'est pas la mort, on en a fait 110 la veille.
Finalement, il pleut, il vente, les deux autres garçons nous attendent et s'impatientent un peu. On s'arrête pour une crevaison, on glane encore un peu, et finalement on décide de manger avant de prendre le bateau.
On mange au snack, il pleut vraiment trop pour manger dehors. On prend notre temps, en reprenant mon vélo je me rends compte que mon pneu arrière est à plat, c'est une crevaison lente, je me contente de regonfler, je réparerai dans le bateau, il faut avancer.
En montant dans le bateau, mon compteur affiche 40 km... "Il y a toujours une marge d'erreur"... Je me demande combien de kilomètres mon compteur affichera au total ce soir.
Finalement, on sors du bateau à 15h45... Le voyage a duré 15 minutes, je l'ai passé dans la soute à réparer mon vélo, je doit vite sortir du bateau avant qu'il ne reparte, ma roue est mal montée, je la remonte sur le quai, les deux frères nous attendent, ils en ont un peu marre, il faut qu'on avance, il est 16h00 et on a pratiquement pas avancé. Nous deux, on en peut plus, et on a plus envie d'avancer, on décide de prendre le train, la gare est juste en face du port, les autres continuent en vélo.
À la gare, c'est un peu compliqué, on ne sait pas où est la gare la plus proche de notre lieu d'étape (on a juste vu sur la carte qu'il y avait une voie ferrée). Une fouis qu'on a trouvé la gare la plus proche (Kruiningen-Yerseke), il faut qu'on demande à des agents quand pars le prochain train et où on peut acheter des billets. Le gars ne comprend pas où on veut aller, il y a un problème de prononciation, quand il me prononce le nom de la gare je ne comprends pas non plus... Pas grave.
Le distributeur automatique ne veut pas de ma carte, finalement, l'agent de la gare, qui est vraiment trop sympa et qui a un T-shirt metallica sous sa chasuble jaune fluo, prend un ticket avec sa carte, on lui rembourse en liquide.
On arrive à Kruiningen-Yerseke vers 17h15. On fini en vélo, il n'y a pas une très grande distance et notre hôte bosse jusque 18h30... On prend notre temps, on étudie longuement la carte (jusqu'ici c'était les autres qu'il s'occupaient de l'itinéraire)... On suit la dique, on regarde la mer. La mer en Hollande c'est bizarre... On aperçoit distinctement la terre de l'autre coté, même avec le brouillard... La plage est en pavé, c'est une grosse digue, et quand on descend de la digue on ne voit plus la mer...
En fait, si on a pas la curiosité de monter cette digue, on ne se rend même pas compte qu'on est à la mer... Sauf quand un énorme cargo passe à marée haute et qu'on l'aperçoit autour de la digue... L'image est amusante, on à des champs tout autour et au dessus de la butte on aperçoit le haut d'un cargo.
On arrive à la ferme chez notre ami à coté de Waarde, à 500m de la digue, à -4 mètres en dessous de la mer... On est accueilli par un Français que l'on connaissait déjà, il est venu faire ses études d'agriculture en Hollande et fait un stage dans une énorme exploitation bio. Il n'est pas payé mais vit dans le luxe, une maison énorme et des produits frais et bio, livrés chez lui, tout gratuit... Son patron est riche, dépense sans compter pour ses stagiaires.
Il nous raconte comment il bosse sur cette exploitation de 110 ha... Avec des ouvriers polonais qui déboulent à 30 pour désherber les 30 ha de carottes, les tracteurs énormes qui sont pilotés par GPS (histoire que ce soit bien droit) et l'autre tracteur tellement large qu'il y a presque une roue dans chaque fossé. Il y a des machines sur lesquels on se couche pour désherber en étant tractés. Il y a des machines pour planter les patates, d'autres pour les récolter, d'autres pour les trier. Il y a même une machine avec des étoiles en caoutchouc pour biner la terre sans déterrer les légumes, "C'est génial mais c'est super chiant à régler, il faut que tout soit parfait, au millimètre près, et que tout soit planté droit" nous explique t'il.
Les garçons arrivent une heure après nous à 19h45. Ils ont fait 98km (au lieu des 60 km prévus), nous on en a fait 50 et c'est suffisant. On est content d'avoir pris le train.
On va voir le plan de cannabis qui pousse en toute légalité dans le jardin du patron, notre ami nous explique qu'on peut fumer des pétards en terrasse dans les villes.
On passe une bonne soirée, au sec et au chaud. On ne doit pas planter la tente (la maison compte deux salles de bains et 4 chambres). On écoute de la bonne musique et regardons l'itinéraire du lendemain.
Mon amoureuse à des rayons de cassés à sa roue, c'est à cause du poids des bagages. Elle doit réparer ça au plus vite avant que ça n'empire.

