Ceci est la cinquième étape de notre bike trip au benelux avec mon amoureuse et ses deux frères.

Voir l'étape précédente.


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Départ de Rotheux-Rimière à midi. On a bien profité du super accueil qu'on a eu là bas, on a fait toute la vaisselle pour remercier tout le monde d'avoir fait péter le couvert et d'avoir été si sympa. On s'est acheté un saucisson et un fromage à la ferme, et on est parti, direction la gare de Liège pour choper un train. Encore une fois, les deux autres garçons sont partis à 9h00 pour tout faire en vélo.

"Pour aller jusque Liège, ça descend tout du long..." Voilà qui nous met de bonne humeur.

Donc, on descend, on arrive sur la Meuse et on la suit tout droit jusque Liège. Sur la carte, on ne trouvait pas de petites routes pour aller jusque Liège, il semblait qu'on soit obligés de passer par des grands routes surpeuplées de voitures... Ça se confirme. On pensait que suivre la Meuse était une bonne idée, en fait non. Pour suivre la Meuse, il n'y a pas de chemin de hallages, il n'y a qu'une grande route nationale  à deux fois trois voies, et pas de piste cyclable.

Nous avons bien regardé, la route n'est pas interdite au vélo, cela n'empêche pas qu'elle soit très dangereuse... On flippe un peu mais ça se passe bien, le trafic n'est pas trop dense, les voitures peuvent, la plupart du temps, se mettre sur la voie du milieu pour nous doubler.

On est quand même content d'arriver en ville. Il est 13h30

On trouve la gare tout de suite, elle est belle, elle est grande, une jolie architecture.

Le train pour Maulusmühle pars à 15h15, on a le temps de visiter un peu, de chercher des cartes postales... Liège, c'est beau, c'est grand mais, comme beaucoup de grandes villes, ce n'est pas bien pensé pour les vélos.

On monte dans le train, et comme d'habitude, c'est galère. Je ne l'ai pas dit dans les billets précédents, mais on a vraiment lutté pour prendre le train. Déjà, en Belgique, il faut payer un supplément pour le vélo, ça double le prix du billet. Ensuite, la plupart du temps, les trains ne sont pas adaptés, on doit porter le vélo à bout de bras pour le rentrer dans les wagons, ensuite il faut rester debout à coté du vélo. Parfois, il y a des wagons pratiques, mais ce n'est pas le cas souvent.


Les vélos sont chargés, ils sont lourds, on a du mal à les faire tenir debout (la béquille est trop faible)... Il faut souvent prendre des correspondances, monter/descendre les escaliers avec les vélos... Dans les grandes gares il y a des ascenseurs ou des escalators, mais dans les villages c'est vraiment le parcours du combattant.
Heureusement que nous ne sommes pas en fauteuil roulant.

On mange dans le train. Pain, saucisson, fromage et tomates. Les gens nous regardent un peu bizarrement, avec nos vélos et notre façon de bouffer n'importe quoi n'importe quand, ils nous prennent certainement pour des Hollandais (voir étape 3).

On arrive à la gare de Maulusmühle il est un peu moins de 17h00, on est au Luxembourg, on attend les deux autres garçons qui nous ont confirmé, par téléphone, qu'ils n'étaient pas loin. On s'attend à retrouver les garçons en pleine forme après une bonne journée de vélo, prêts à tracer jusqu'au point de chute et à repartir le lendemain... En fait ce n'est pas le cas, ils en ont marre, ils ont roulé 130 km sur la journée et n'ont pas arrêté de monter. Demain, ils feront comme nous, ils prendront le train, ils nous confient leurs impressions sur la journée : "Au Luxembourg c'est pas comme en France, t'as des montées et t'as jamais de descentes. Si on pouvait on camperai ici, on a vraiment la flemme de rejoindre le point de chute."

Nous on a roulé que 30 km en descente, on fera 3 km de montée pour arriver à la ferme.

La fin de trajet se fait à quatre, tranquillement, on a voulu prendre un chemin de tracteurs pour aller plus vite, mais le chemin est trop pourri et monte trop fort. On monte à pied en poussant les vélos.

On arrive à Hupperdange, encore une ferme bio. Le fermier ne parle pas bien le Français mais il se débrouille, la femme à beaucoup plus de mal, j'arrive quand même à lui parler un peu en allemand et en anglais. On ne visite pas la ferme mais on fait un tour dans le magasin, le gars nous montre vite fait la pâture dans laquelle on peut camper, il a encore du travail... On se fait à manger (la première fois qu'on sors le réchaud de camping). On se fait un bon gueuleton, risotto de légumes bio, et c'est moi qui fait à manger.

Le fermier revient nous voir pendant notre repas, Il est 20h30 quand il finit son boulot, il prend la tisane avec nous et raconte un peu comment marche sa ferme...

C'est notre dernière nuit, quand on y pense, nous n'avons monté la tente que deux fois... Le réchaud, on ne l'a utilisé qu'une seule fois. Les casseroles de camping n'ont servi que deux ou trois fois. Ça fait quand même beaucoup de poids pour pas grand chose.

On rentre dans les tentes dès qu'il fait nuit. On écrit les cartes postales (il est plus que temps) et on regarde l'itinéraire pour le lendemain. Les garçons sont fatigués, demain, ils prendront le train à la gare de Diekrich pour aller à Luxembourg, ça représente 50km sur la carte, on décide de les suivre. On va faire le dernier jour tous ensemble.