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Balise - biketrip2010benelux

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vendredi, août 27 2010

Dernière étape : Hupperdange -> Luxembourg et retour à Lille.

Ceci est la dernière étape de notre bike trip avec mon amoureuse et ses deux frères

Voir l'étape précédente.


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Départ 9h30... On a pris un peu de temps pour finir d'écrire les cartes postales.

De toute façon, on a décidé la veille de faire la route jusque Diekirch et de finir en train. Les frères d'Hélène en ont un peu marre de faire beaucoup de vélo, on passe notre dernière journée ensemble.

Ça descend, et sa monte, et sa descend et sa monte... On trouve que ça ne sers à rien de descendre si c'est pour remonter après... On approche de l'Our, cette rivière fait la frontière avec l'Allemagne. Ce sera plus long, mais au moins, dans la vallée, ça devrait être moins vallonné, et plus agréable.

On s’arrête faire quelques courses, c'est vraiment tranquille aujourd'hui.

J'ai un problème de dérailleur, le premier plateau ne passe plus, ça m'oblige à faire les montée à une bonne vitesse, ça m'énerve. J'arrive à faire passer le plateau en m’arrêtant et en mettant la chaine sur le bon rail à la main... J'y arrive aussi en forçant avec mon pied, mais c'est compliqué et c'est un peu casse-gueule. Pas de burette d'huile sous la main, tant pis, je finirai comme ça.

Une fois dans la vallée, ça monte moins, ça descend moins, mais ce n'est pas plat. La frontière allemande est juste à coté de nous, il nous suffit de traverser la rivière...

On arrive à Vianden, le paysage est sympa, on arrive à voir un gros château dans la montagne, comme dans les dessins animés. On s’arrête dans un jardin public, c'est notre dernier repas, on fait de la balançoire, du toboggan... On s'amuse une dernière fois avant de finir notre route.

On remonte sur les vélos, direction Diekrich, bientôt, on arrivera sur la voie verte, on prendra le chemin de hallage le long de la rivière, ce sera plus facile et encore plus agréable... Avant ça, on s’arrête au cimetière pour remplir les gourdes, il fait chaud!!! On s’arrête aussi à la poste pour acheter des timbres... La postière n'en a pas assez, on fini ses stocks de timbres et il nous reste presque 20 cartes à poster.

La voie verte est cool, ça roule bien, c'est beau, on sent la fin approcher... On finit par arriver à la gare de Diekirch, il est 15h30, le train part à 16h15 : "On va se boire une bière?". On se boit une Diekirch, la brasserie est juste en face de la terrasse. La bière n'est pas mauvaise, on est content d'être arrivés.

63 km sur la journée... Une bonne journée, juste comme il faut pour moi. On fait les comptes... Avec Hélène nous avons parcouru au total 360 km (60 km par jour), les garçons en ont fait 630 (105 km par jour). On est tous contents de nous, on va prendre le train pour Luxembourg.

Avec quatre vélos dans le train c'est encore plus galère qu'avec deux, surtout avec la charrette accrochée à l'un des vélos, on doit tout décharger pour recharger au train suivant... On en aura pour 4 trains différents avant d'arriver à Charleville.

À Luxembourg, on trouve des timbres, on poste toutes nos cartes, on peut rentrer tranquilles.

Le train nous emmène à Longuyon puis à Charleville Mézières pour arriver à Avesnes sur Helpe, il est 22h00 quand on arrive chez mon amoureuse... Je rentrerai à Lille le lendemain matin.

En conclusion.

Je suis content d'avoir fait ce voyage, même si souvent, je me suis dit qu'on ne m'y reprendrait plus. Pour moi, il est important de se reposer et de ne pas faire que du vélo... Se lever à 7h00 pour partir à 9h00, s’arrêter une heure pour manger et repartir jusque 18h00... Ce n'est pas l'idée que je me fait du mot "vacances".

Il vaut mieux partir avec des gens de son niveau, ou accepter de se séparer pour laisser les pros rouler et les feignasses prendre le train.

Pour moi, 60 km sur la journée c'est bien... 80 km c'est supportable, mais pas tous les jours... Au dessus, ça devient trop. Chacun sa limite!

Bientôt la rentrée!!!

jeudi, août 26 2010

Cinquième étape : Rotheux Rimière -> Hupperdange

Ceci est la cinquième étape de notre bike trip au benelux avec mon amoureuse et ses deux frères.

Voir l'étape précédente.


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Départ de Rotheux-Rimière à midi. On a bien profité du super accueil qu'on a eu là bas, on a fait toute la vaisselle pour remercier tout le monde d'avoir fait péter le couvert et d'avoir été si sympa. On s'est acheté un saucisson et un fromage à la ferme, et on est parti, direction la gare de Liège pour choper un train. Encore une fois, les deux autres garçons sont partis à 9h00 pour tout faire en vélo.

"Pour aller jusque Liège, ça descend tout du long..." Voilà qui nous met de bonne humeur.

Donc, on descend, on arrive sur la Meuse et on la suit tout droit jusque Liège. Sur la carte, on ne trouvait pas de petites routes pour aller jusque Liège, il semblait qu'on soit obligés de passer par des grands routes surpeuplées de voitures... Ça se confirme. On pensait que suivre la Meuse était une bonne idée, en fait non. Pour suivre la Meuse, il n'y a pas de chemin de hallages, il n'y a qu'une grande route nationale  à deux fois trois voies, et pas de piste cyclable.

Nous avons bien regardé, la route n'est pas interdite au vélo, cela n'empêche pas qu'elle soit très dangereuse... On flippe un peu mais ça se passe bien, le trafic n'est pas trop dense, les voitures peuvent, la plupart du temps, se mettre sur la voie du milieu pour nous doubler.

On est quand même content d'arriver en ville. Il est 13h30

On trouve la gare tout de suite, elle est belle, elle est grande, une jolie architecture.

Le train pour Maulusmühle pars à 15h15, on a le temps de visiter un peu, de chercher des cartes postales... Liège, c'est beau, c'est grand mais, comme beaucoup de grandes villes, ce n'est pas bien pensé pour les vélos.

On monte dans le train, et comme d'habitude, c'est galère. Je ne l'ai pas dit dans les billets précédents, mais on a vraiment lutté pour prendre le train. Déjà, en Belgique, il faut payer un supplément pour le vélo, ça double le prix du billet. Ensuite, la plupart du temps, les trains ne sont pas adaptés, on doit porter le vélo à bout de bras pour le rentrer dans les wagons, ensuite il faut rester debout à coté du vélo. Parfois, il y a des wagons pratiques, mais ce n'est pas le cas souvent.


Les vélos sont chargés, ils sont lourds, on a du mal à les faire tenir debout (la béquille est trop faible)... Il faut souvent prendre des correspondances, monter/descendre les escaliers avec les vélos... Dans les grandes gares il y a des ascenseurs ou des escalators, mais dans les villages c'est vraiment le parcours du combattant.
Heureusement que nous ne sommes pas en fauteuil roulant.

On mange dans le train. Pain, saucisson, fromage et tomates. Les gens nous regardent un peu bizarrement, avec nos vélos et notre façon de bouffer n'importe quoi n'importe quand, ils nous prennent certainement pour des Hollandais (voir étape 3).

On arrive à la gare de Maulusmühle il est un peu moins de 17h00, on est au Luxembourg, on attend les deux autres garçons qui nous ont confirmé, par téléphone, qu'ils n'étaient pas loin. On s'attend à retrouver les garçons en pleine forme après une bonne journée de vélo, prêts à tracer jusqu'au point de chute et à repartir le lendemain... En fait ce n'est pas le cas, ils en ont marre, ils ont roulé 130 km sur la journée et n'ont pas arrêté de monter. Demain, ils feront comme nous, ils prendront le train, ils nous confient leurs impressions sur la journée : "Au Luxembourg c'est pas comme en France, t'as des montées et t'as jamais de descentes. Si on pouvait on camperai ici, on a vraiment la flemme de rejoindre le point de chute."

Nous on a roulé que 30 km en descente, on fera 3 km de montée pour arriver à la ferme.

La fin de trajet se fait à quatre, tranquillement, on a voulu prendre un chemin de tracteurs pour aller plus vite, mais le chemin est trop pourri et monte trop fort. On monte à pied en poussant les vélos.

On arrive à Hupperdange, encore une ferme bio. Le fermier ne parle pas bien le Français mais il se débrouille, la femme à beaucoup plus de mal, j'arrive quand même à lui parler un peu en allemand et en anglais. On ne visite pas la ferme mais on fait un tour dans le magasin, le gars nous montre vite fait la pâture dans laquelle on peut camper, il a encore du travail... On se fait à manger (la première fois qu'on sors le réchaud de camping). On se fait un bon gueuleton, risotto de légumes bio, et c'est moi qui fait à manger.

Le fermier revient nous voir pendant notre repas, Il est 20h30 quand il finit son boulot, il prend la tisane avec nous et raconte un peu comment marche sa ferme...

C'est notre dernière nuit, quand on y pense, nous n'avons monté la tente que deux fois... Le réchaud, on ne l'a utilisé qu'une seule fois. Les casseroles de camping n'ont servi que deux ou trois fois. Ça fait quand même beaucoup de poids pour pas grand chose.

On rentre dans les tentes dès qu'il fait nuit. On écrit les cartes postales (il est plus que temps) et on regarde l'itinéraire pour le lendemain. Les garçons sont fatigués, demain, ils prendront le train à la gare de Diekrich pour aller à Luxembourg, ça représente 50km sur la carte, on décide de les suivre. On va faire le dernier jour tous ensemble.

mercredi, août 25 2010

Quatrième étape : Tervuren -> Rotheux Rimière

Quatrième étape de notre bike trip en benelux avec mon amoureuse et ses deux frères.

Voir l'étape précédente.


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On part tous ensemble à 9h00, direction Rotheux-Rimière, pas loin de Liège.

On a décidé de partir tous ensemble. on sait que les garçons avancent plus vite que nous et qu'on va avoir du mal à les suivre, mais on se dit que si on en a vraiment marre, on finira en train. Ça commence à être un peu vallonné, rien de trop difficile, mais ce n'est plus le tout plat qu'on avait en Hollande.

Peu Après Overijse (je ne me souviens plus du nom de la ville), après avoir fait 20 km, on prend une grand route pavée qui descend. La route est un peu mouillée, c'est un peu dangereux. Avec les vibrations, Hélène perd une sacoche juste devant moi (à la façon MarioKart), je freine pour éviter le piège, ma roue arrière dérape pendant quelques dizaines de mètres et je finis par tomber à plat ventre en plein milieu de la route, je me relève assez vite, je suis tombé à contresens, heureusement, il n'y avait personne en face.

La paume de ma main gauche est défoncée (la photo est prise deux jours après la chute), ma montre, à mon poignet droit à le bracelet un peu tordu, une de mes sacoches est tombée, j'ai le bras gauche éraflé au niveau du coude. J'ai du mal à écarter mes deux bras. Ça fait un mal de chien. Le vélo n'avance plus, la roue s'est pliée à cause du poids de bagages ou de la vitesse du choc, ou les deux. Impossible de continuer.

Les frères d'Hélène n'ont rien vus et sont en bas de la côte, l'un d'entre eux est prévenu par une automobiliste et remonte la côte. Je me soigne un peu (réflexe d'animateur, j'ai toujours la trousse à pharmacie sur moi), on demande conseil à un magasin, il faut qu'on prenne le bus dans l'autre sens pour aller à Overijse. Il y a deux magasin de vélos là bas.

Il est 11h00. On se sépare encore une fois, les deux garçons continuent tout droit jusque Rotheux, nous on attend le bus.

C'est horrible, j'ai mal et je n'ai plus de vélo... Pour un voyage en vélo, on fait mieux. On attend le bus pendant 45 minutes et on marchande avec le chauffeur pour qu'il nous laisse entrer avec les vélos. Arrivés au magasin, je démonte ma roue, elle est en effet bien pliée. Le gars ne peut pas la réparer et n'a pas de nouvelle roue en stock. Il nous conseille le magasin qui est à 200 mètre à droite, sauf que celui ci n'ouvre qu'à 14h00. Tant pis, on ira manger au restau' en attendant.

On décide de ne pas se laisser abattre, on mange bien. Lasagnes, glace, bière belge (enfin!!!). Après le repas on peut aller voir le second magasin, il a une roue en stock, il me change ça assez vite 35€, je pensais plus. Il est 15h00 lorsque nous quittons Overijse.

Je me permets de faire une petite parenthèse sur un truc qui m'a vraiment étonné... Les gens sont vraiment super sympa!!! Lorsqu'ils nous voient avec les vélos ils nous demandent d'où on vient, où on va, nous souhaitent bon courage... Lorsqu'ils voient mon vélo cassé, ils s'inquiètent pour moi, m'indiquent le chemin de la gare la plus proche, ils font même l'effort de parler ma langue qu'ils ne maitrisent pas complétement... Les Belges et les Hollandais qu'on a rencontrés étaient tous cool, tous accueillants, c'est vraiment agréable. Je ne sais pas si c'est culturel ou si c'est nos vélos chargés qui nous attirent la sympathie des gens.

15h00, nous quittons donc Overijse, direction La Hulpe, La Hulpe, première ville Wallonne. C'est d'ailleurs un peu compliqué, il faut comprendre que "Terhulpen" et "La Hulpe", c'est la même ville... Heureusement que je suis un peu habitué à voir des panneaux qui mènent à Rijsel, sinon je me serai paumé.

Alors que l'on passe le panneau d'entrée en Wallonie, la piste cyclable s'arrête. Fini les pistes cyclables sur toutes les routes... Jusqu'ici on a roulé 4 jours en ne suivant presque que des pistes cyclables, maintenant c'est fini.

La Hulpe c'est une petite ville sympa, une peu vallonnée, il y a une gare et un château, nous n'avons pas eu le temps de visiter le château, mais on a eu le temps d'acheter des cartes postales avec le château dessus.

On prend le train pour Huy, puis pour Engis. Nous n'avons plus qu'a grimper pendant 4 km pour arriver à Neupré, puis Rotheux. On arrive à la ferme, après les garçons, encore une fois. Il est 19h30

Les garçons ont fait 115 km sur la journée, je pense que même si je n'étais pas tombé, je n'aurai pas pu les suivre.

La soirée à la ferme est la meilleure qu'on ait passé cette semaine là. On est accueillis dehors, il y a une table, des chaises, de la bière, du pain et du saucisson. Ils sont plusieurs à nous accueillir, il y a le gars qui remplace le fermier qui est parti en vacances et qui gère la ferme à sa place, il y a un bucheron/élagueur qui a élu la ferme comme une résidence secondaire. Il y a deux filles qui sont de passages pour plusieurs mois et qui aident à la ferme tout les jours. Il y a aussi d'autres gens qu'on croise sans s'attarde, une petite fille qui cherche les cochons, un gamin du village qui à notre age et qui après avoir balancé des bogues de marron sur les vaches pendant toute son enfance, vient aider à la traite presque tout les matins. Il y a des dames qui viennent pour faire le fromage tous les matins...

L'ambiance est bonne, la bière a été brassée ici, c'est de la bière d'épeautre, elle est bonne et il y en a à volonté. On refait le monde et les rapports franco-belges autour du feu de camp, on plante la tente et on passe une très bonne nuit.

Demain on entre au Luxembourg, ça va monter. Demain, on ira jusque Liège en train pour prendre un train, on laissera les garçons monter les côtes et avaler les kilomètres tout seul, nous on va profiter un peu plus longtemps de la vie dans la ferme des hippies.

mardi, août 24 2010

Troisière étape : Waarde -> Tervuren

Ceci est la troisième étape de notre bike trip avec mon amoureuse et ses deux frères.

Voir la seconde étape.


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On s'amuse bien à Waarde, chez notre ami qui s'occupe de sa ferme énorme et de ses gros tracteurs. Aussi, nous ne devons pas trop trainer car mon amoureuse à des rayons en moins sur sa roue arrière, il faut réparer avant que ça ne se casse encore plus. Il y a un magasin de vélos dans le village voisin.

Les deux autres garçons partent à 9h00, direction Tervuren. Hélène part réparer sa roue, moi je l'attend tout seul à la ferme, je range les affaires, je charge mon vélo et je regarde la carte. On a décidé d'aller jusqu'à Anvers en suivant la mer, et de prendre le train jusque Bruxelles.

Hélène ne trouve pas le magasin et revient bredouille, elle s'est trompée de village, elle en a marre. Notre ami passe avec son tracteur alors qu'on est sur le point de partir avec la roue cassée en espérant croiser un magasin à Anvers. Il nous propose d'échanger la roue de son propre vélo contre notre roue cassée. Il ira la faire réparer plus tard. Comme ça,  on peut repartir tranquilles. Super sympa!!!

Le temps de de faire l'échange des roues, il est l'heure de manger. On se fait inviter chez les voisins d'en face... Au début on voulait juste qu'ils nous prêtent une pompe, finalement ils nous invitent à manger. C'est un couple de retraités, il partent faire des randonnées dans le Nord, Pas de Calais cet été et ils nous demandent conseil. On ne parle pas la même langue mais notre ami fait le traducteur.

Ce qu'on mange est un peu bizarre... Une omelette sur du pain de mie, du fromage sur une brioche sucrée, c'est bizarre mais j'aime bien. Notre ami nous dit que les hollandais mangent n'importe comment.

Finalement on pars à... 14h00. C'est beaucoup trop tard, mais ce n'est pas grave, on ne va qu'à Anvers, il n'y a que 40 km.

On commence par suivre la mer, c'est tout plat, on voit des moutons, des champs énormes, des serres... La campagne. On continue de suivre la mer, et au loin on aperçoit des bateaux, une centrale nucléaire, des usines. à un moment on se retrouve sur une tout petite route, la mer est à droite, la rivière est à gauche, c'est un peu déroutant. la route n'est pas sur la carte, même google maps ne la connait pas (sur l'itinéraire joint, google nous fait faire une boucle).

D'un coup, après avoir longé un énorme golf, on se retrouve sur une grand route, on passe la frontière et on arrive sur une zone industrielle. Un truc énorme!!! Plein d'usines!!! BASF, Monsanto, Bayer... Que des bonnes choses bien chimiques. Il y a plein de camions, on passe plusieurs écluses et on y voit des énormes cargos plein de containers, d'un coup on comprend ce que viennent faire tout ces camions.

Ce qui est étonnant, et c'est comme ça partout en Hollande, c'est qu'on reste sur une piste cyclable... On est sur une grande zone industrielle, une route à deux fois deux voies, et on a une piste cyclable sur le coté. De temps en temps, la piste cyclable traverse la route, il y a des feux tricolores et un bouton. Quand on appuie sur le bouton, tous les camions s'arrêtent pour nous laisser passer. C'est grisant!

La piste cyclable est fléchée, il y a des repères chiffrés un peu partout. À chaque fois qu'on passe un repère, on trouve une grande carte avec les repères suivants, nous n'avons qu'à suivre les flèches numérotées pour trouver notre route. C'est inattendu, et c'est cool!

On passe par Lillo, un petit détour de 2 km. Lillo c'est un petit village portuaire... Quand la zone industrielle a été construite, tous les villages qui se trouvaient là ont été rasés... Sauf celui là. Il reste une trentaine d'habitations, une église, de nombreux restaurants et des bars. On a pas le temps de s'arrêter, il est 16h00... Dommage, on aurait bien bu une bière, troisième jour en Belgique et on en a toujours pas bu une seule.

Au milieu de toutes ces usines, on trouve aussi la centrale nucléaire, des éoliennes, un quai de chargement pour les containers. Il est 16h45, les ouvriers sortent des usines, ils prennent le bus ou la voiture. On se fait doubler par des ouvriers en vélo. Ils font moins de route que nous et sont moins chargés. Ils nous regardent, un peu amusés.

On pense arriver à la fin de la zone industrielle mais on aperçoit d'énormes cuves... Le logo est celui de Total... On arrive sur une énorme raffinerie, en fait... Il y a trois raffineries, Total, Fina, Exxon. En passant devant l'entrée de Total avec notre vélo, on rigole un peu. Ça pue, on aura tout eu. Produits chimiques, insecticides, OGM, et raffineries. C'est un peu dégueulasse mais c'est rigolo à voir.

Sur la dernière ligne droite, on se fait doubler par deux ouvriers de chez Total. En fait, ils restent à notre hauteur et commencent à taper discute. Ils sont flamands mais parlent bien français. Le gars nous explique tout, il travaille chez Total, il nous montre les trois raffineries, nous explique qu'Anvers est le deuxième pôle mondial de la chimie, qu'il a bossé dans plusieurs usines ici, que les billes de plastiques fabriquées dans cette usines là partent dans d'énormes tuyaux pour être transformées en vêtements dans une autre usine, de l'autre coté... Qu'il nous reste encore une dizaine de kilomètres avant la gare d'Anvers. Finalement, on parle bien, et on roule bien aussi.

Les deux ouvriers font 44 km en vélo par jour pour aller à l'usine et en revenir (marrant pour des employés de chez Total). On doit un peu forcer l'allure pour rester à leur hauteur mais ça nous fait du bien, on commençait à s'endormir avec toutes ces odeurs et ces usines qui se ressemblent toutes.

On arrive à Anvers, l'un de nos nouveaux copains nous montre où aller pour trouver la gare. On passe vite fait dans le centre d'Anvers. C'est beau mais on a pas le temps de faire du tourisme, on doit encore prendre le train pour Bruxelles.

On entre dans le train aux alentours de 18h30. Direction Bruxelles. Il est tard et on en a un peu marre. On a pas fait beaucoup de vélo mais on est partis trop tard, les deux garçons vont certainement arriver avant nous, sans avoir pris le train. Il y a encore pas mal de vélo à faire entre Bruxelles et Tervuren, on s'imagine arriver à minuit si on continue à trainer comme ça.

À Bruxelles le train passe au ralenti dans le quartier des putes, il y a des filles dans les vitrines, j'ai déjà vu ça à Amsterdam, mais là je ne m'y attendait pas, c'est un peu hallucinant de regarder par la fenêtre d'un train et de voir toutes ces gonzesses à moitié à poil derrière une vitre.

On décide de faire les grosses feignasses et de prendre le métro et le tram. Ainsi on arrive presque devant la maison de nos hôtes. On a économisé notre temps et nos jambes. Il est quand même presque 21h lorsque l'on arrive.

Les deux frères d'Hélène sont déjà là, ils sont arrivés depuis une heure et nous on préparé à manger. Ils ont roulé 130 kilomètres sur la journée, ils nous avouent qu'ils en avaient un peu marre à la fin de la journée. Nous, on a fait 60 km. On avait prévu qu'il n'y au aurait que 40 mais on a fait un petit détour à Lillo, on a aussi tourné un peu pour réparer le vélo le matin (allers et retours dans la ferme qui est quand même assez grande), il y a aussi la fameuse marge d'erreur qui nous a déprimé les deux premiers jours.

60 km sur la journée, ce n'est pas de trop mais c'est pas mal. On est content de notre journée, même si on se dit qu'on aurait du moins trainer au matin histoire de ne pas arriver si tard le soir.

Cette fois ci, nos hôtes ne sont pas des agriculteurs bio. Ce sont des fanas de voyages en vélos dont on a trouvé l'adresse sur un site web spécialisé. Ils sont sympa, ils nous montrent les photos de leurs voyages en vélo... Maroc, cap nord... Des supers fans!!! La maison est grande, on dort dans les chambres des enfants (qui ont déjà quittés le nid). On a une douche dans la chambre, la classe!!!

Pour demain, on décide de partir à quatre et de s'arrêter quand on voit une gare et qu'on est un peu trop fatigués pour laisser les garçons finir tout seul. Si on ne se fatigue pas, on fera même tout le chemin ensemble, après tout, on est pas trop fatigués, on peut envisager une grosse étape.

lundi, août 23 2010

Seconde étape Assenede -> Waarde

Ceci est la deuxième étape de notre bike trip avec mon amoureuse et ses deux frères.

Voir la première étape!


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Départ tardif de Assenede, il est 10h20, mais ce n'est pas grave, c'est une petite étape. Aujourd'hui, on va prendre le bac pour traverser un petit bout de mer.

Avant de partir on s'organise un peu histoire de voir où et quand on va s'arrêter pour manger, on décide de manger après, ou bien, dans le bateau. Il y a quand même 50 km après le bateau et... 30 km avant. Hier on me disait que l'étape ne ferait que 60 km... Le moral commence déjà à baisser mais 80 km ce n'est pas la mort, on en a fait 110 la veille.

Finalement, il pleut, il vente, les deux autres garçons nous attendent et s'impatientent un peu. On s'arrête pour une crevaison, on glane encore un peu, et finalement on décide de manger avant de prendre le bateau.

On mange au snack, il pleut vraiment trop pour manger dehors. On prend notre temps, en reprenant mon vélo je me rends compte que mon pneu arrière est à plat, c'est une crevaison lente, je me contente de regonfler, je réparerai dans le bateau, il faut avancer.

En montant dans le bateau, mon compteur affiche 40 km... "Il y a toujours une marge d'erreur"... Je me demande combien de kilomètres mon compteur affichera au total ce soir.

Finalement, on sors du bateau à 15h45... Le voyage a duré 15 minutes, je l'ai passé dans la soute à réparer mon vélo, je doit vite sortir du bateau avant qu'il ne reparte, ma roue est mal montée, je la remonte sur le quai, les deux frères nous attendent, ils en ont un peu marre, il faut qu'on avance, il est 16h00 et on a pratiquement pas avancé. Nous deux, on en peut plus, et on a plus envie d'avancer, on décide de prendre le train, la gare est juste en face du port, les autres continuent en vélo.

À la gare, c'est un peu compliqué, on ne sait pas où est la gare la plus proche de notre lieu d'étape (on a juste vu sur la carte qu'il y avait une voie ferrée). Une fouis qu'on a trouvé la gare la plus proche (Kruiningen-Yerseke), il faut qu'on demande à des agents quand pars le prochain train et où on peut acheter des billets. Le gars ne comprend pas où on veut aller, il y a un problème de prononciation, quand il me prononce le nom de la gare je ne comprends pas non plus... Pas grave.

Le distributeur automatique ne veut pas de ma carte, finalement, l'agent de la gare, qui est vraiment trop sympa et qui a un T-shirt metallica sous sa chasuble jaune fluo, prend un ticket avec sa carte, on lui rembourse en liquide.

On arrive à Kruiningen-Yerseke vers 17h15. On fini en vélo, il n'y a pas une très grande distance et notre hôte bosse jusque 18h30... On prend notre temps, on étudie longuement la carte (jusqu'ici c'était les autres qu'il s'occupaient de l'itinéraire)... On suit la dique, on regarde la mer. La mer en Hollande c'est bizarre... On aperçoit distinctement la terre de l'autre coté, même avec le brouillard... La plage est en pavé, c'est une grosse digue, et quand on descend de la digue on ne voit plus la mer...

En fait, si on a pas la curiosité de monter cette digue, on ne se rend même pas compte qu'on est à la mer... Sauf quand un énorme cargo passe à marée haute et qu'on l'aperçoit autour de la digue... L'image est amusante, on à des champs tout autour et au dessus de la butte on aperçoit le haut d'un cargo.

On arrive à la ferme chez notre ami à coté de Waarde, à 500m de la digue, à -4 mètres en dessous de la mer... On est accueilli par un Français que l'on connaissait déjà, il est venu faire ses études d'agriculture en Hollande et fait un stage dans une énorme exploitation bio. Il n'est pas payé mais vit dans le luxe, une maison énorme et des produits frais et bio, livrés chez lui, tout gratuit... Son patron est riche, dépense sans compter pour ses stagiaires.

Il nous raconte comment il bosse sur  cette exploitation de 110 ha... Avec des ouvriers polonais qui déboulent à 30 pour désherber les 30 ha de carottes, les tracteurs énormes qui sont pilotés par GPS (histoire que ce soit bien droit) et l'autre tracteur tellement large qu'il y a presque une roue dans chaque fossé. Il y a des machines sur lesquels on se couche pour désherber en étant tractés. Il y a des machines pour planter les patates, d'autres pour les récolter, d'autres pour les trier. Il y a même une machine avec des étoiles en caoutchouc pour biner la terre sans déterrer les légumes, "C'est génial mais c'est super chiant à régler, il faut que tout soit parfait, au millimètre près, et que tout soit planté droit" nous explique t'il.

Les garçons arrivent une heure après nous à 19h45. Ils ont fait 98km (au lieu des 60 km prévus), nous on en a fait 50 et c'est suffisant. On est content d'avoir pris le train.

On va voir le plan de cannabis qui pousse en toute légalité dans le jardin du patron, notre ami nous explique qu'on peut fumer des pétards en terrasse dans les villes.

On passe une bonne soirée, au sec et au chaud. On ne doit pas planter la tente (la maison compte deux salles de bains et 4 chambres). On écoute de la bonne musique et regardons l'itinéraire du lendemain.

Mon amoureuse à des rayons de cassés à sa roue, c'est à cause du poids des bagages. Elle doit réparer ça au plus vite avant que ça n'empire.

dimanche, août 22 2010

Première étape Lille -> Assenede

Ceci est la première étape de notre bike trip en Benelux avec mon amoureuse et ses deux frères.


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Première étape départ de Lille, place du concert, au marché. Il est Dimanche, 9h00, on a acheté des fruits secs pour le voyage.

On charge les vélos, et c'est parti!!!

Avec moi j'ai deux sacoches, une pour les habits, l'autre pour le reste (toilette, vaisselle, pharmacie...), une tente pour mon amoureuse et moi, et mon duvet. Tout ça à l'arrière, ça fait un peu bizarre quand on a pas l'habitude de rouler chargé, mais on s'y fait vite.

Les premières routes qu'on prend sont des routes qu'on connait. On longe le grand boulevard pour arriver à Tourcoing. Ensuite, on connait un peu moins, on passe la frontière belge et on oublie très vite qu'on vient de Lille.

On s'arrête à la boulangerie, la boucherie et on finit par manger après avoir fait 50 km. Le long de la rivière après Bavikhove, à côté des pécheurs et de l'écluse (point B sur la carte). Les gens qu'on croise ne parlent déjà plus la même langue que nous.

L'après midi, il commence à y avoir du vent, il pleut un peu mais pas trop, c'est vraiment le vent qui complique les choses. Au bout de 80km je commence à en avoir marre, c'est une grosse étape, je ne suis pas entrainé et on ne veut pas arriver trop tard.

On glane un peu dans les champs, on s'arrête pour une crevaison, je remonte mon guidon pour avoir moins mal au dos (ça marche bien), on se fait doubler par une grosse troupe de motards qui nous narguent. On repasse devant les motards quelques villages après, ils sont tous dans un bar, il y a du monde plein la rue, on ne peut même plus passer sur la piste cyclable.

On passe devant un bar, il s'appelle "le Ploeg" (prononcez Plooorr) ça signifie "la charrue". Ça me fait sourire parce que c'est le petit nom qu'on donnait au bar qu'on fréquentait quand on était à la fac. On est en Belgique, j'ai envie de boire une bière mais il faut rouler, on a pas le temps.

Les deux autres garçons roulent devant nous et s'arrêtent aux intersections pour nous attendre.

On finit par arriver à Assenede à 19h00. On a roulé un peu plus de 110 km, plus de 8h00 sur le vélo. Ça fait un peu mal aux jambes, au dos, aux fesses...

Je me dis que ce n'était pas une bonne idée de participer à ce voyage mais je me rassure en me disant que demain j'aurai pris l'habitude, en plus demain c'est une petite étape, on ne fera que 60km. Je suis arrivé, je suis content, on se repose et on profite.

On est dans une ferme bio. Une grosse exploitation, 3ha de serres chauffées dans lesquelles on produit des poivrons, des tomates et des concombres. L'accueil est sympathique, il y a une dame et deux enfants, le mari n'est pas là, il est au Mexique, ils vont monter une autre exploitation là bas pour le marché des USA et du Canada! On peut dormir dans leur ancienne maison, pas besoin de monter les tentes, on peut utiliser les douches des employés, on peut aussi récupérer les légumes qui ne sont "pas beaux", des poivrons multicolores ou des concombres biscornus... Ils sont bien assez beaux pour nous, on se régale et on s'endort assez vite.

Le lendemain matin on prend le temps de visiter les serres, pas question d'y rentrer sans blouse et sans plastique sur nos chaussures. C'est absolument énorme, on a jamais vu ça. Les plans de tomates sont attachés au plafond avec un système de poulie. Quand le plan grandit on le fait descendre et on l'enroule en bas. Les plans vivent presque un an, les tomates sont énormes, les ouvriers sont à 25...

certains ouvriers emballent les légumes, les trient, d'autres coupent les gourmands (les branches qui ne servent à rien) ou récoltent les légumes... Il ont une pointeuse dans la main, la machine enregistre le temps qu'ils passent dans chaque allée et imprime tout pour que les patrons puissent surveiller le travail des ouvriers.

Tout ici fait penser à une "usine de légumes bio". Les ouvriers sont marocains, espagnols, polonais, ils n'ont pas l'air d'avoir un travail facile mais, nous dit la patronne, ils sont bien payés. Ce qui ne sera certainement pas le cas des ouvriers mexicains.

La patronne nous confie aussi qu'ils ne produisent pas assez "Si on produisait plus, on pourrait avoir des ouvriers mono-taches, là on perd en efficacité". On cherche à réinventer le travail à la chaine pour la production de légumes, ce n'est pas l'idée que je me fait de l'agriculture respectueuse de l'environnement et de la personne, mais au moins c'est bio, sans pesticides et ça respecte la terre dans laquelle les légumes poussent.

samedi, août 21 2010

bike trip au benelux

Salut à tous, je reviens d'un super voyage en vélo de 6 jours en Benelux.

Ça fait énormément de choses à raconter, alors je raconterai chaque jour dans un billet différent. Je vous envoie quand même le google maps de notre itinéraire...


Agrandir le plan

Rassurez vous, je n'ai pas tout fait en vélo, j'ai pris le train aussi. En moyenne nous n'avons fait que 60 km par jour.

Le détail des étapes

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